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Pourquoi le Danemark ne veut pas de l’euro ?

Pourquoi le Danemark ne veut pas de l’euro ?

Quel est le salaire moyen au Danemark ? 58 430 USD Quelle est la religion du Danemark ? Réligion. Plus de 80% de la population est de religion Luthérienne. Le reste de la population appartient pour sa plus grande part aux autres églises chrétiennes, ou sont musulmans. Quel pays va adopter l’euro ? Croatie Qui a refusé l’euro ? Parmi les “historiques”, deux pays ont refusé l’euro malgré l’obligation inscrite dans le traité de Maastricht: le Danemark qui bénéficie d’une exception particulière et la Suède qui a choisi délibérément de ne pas participer au mécanisme de taux de change européen (MCE II) lui interdisant de facto d’adopter l’euro.3 janv. 2022 Pourquoi la Bulgarie n’a pas l’euro ? Adhésion au MCE II En septembre 2012, le ministre des Finances bulgare Simeon Djankov annonce que son pays renonce à abandonner sa monnaie nationale pour l’euro, du fait de l’incertitude entourant la pérennité de la monnaie unique.

Comment les Danois voient les Français ?
Quel est le smic Danois ?
Comment sont les hommes danois ?
Pourquoi la République tchèque n’utilise pas l’euro ?
Pourquoi la Norvège ne fait pas partie de l’Union européenne ?
Est-ce que les Danois aiment les Français ?
Comment sont les Danois en amour ?
Quel pays a quitté l’euro ?
Quels sont les pays qui ont refusé d’intégrer l’UE ?
Pourquoi la Suisse ne fait pas partie de l’Union européenne ?
Quelle est la mentalité des Français ?
Pourquoi le Danemark est si cher ?
Quels pays veulent rester dans l’UE ?
Quel est le dernier pays à avoir rejoint l’Union européenne ?
Pourquoi UE refusé Ukraine ?
Quels sont les pays qui aiment la France ?
Qu’est-ce que les Français n’aiment pas faire ?
Quels sont les deux pays qui sont susceptibles d’entrer prochainement dans l’Union européenne négociations avancées ?
Pourquoi l’OTAN n’intervient pas en Ukraine ?
Pourquoi la Russie refuse que l’Ukraine rentre dans l’OTAN ?
Quelle est la mentalité des français ?
Qui est le pays le plus riche du monde ?
Pourquoi les étrangers détestent les Français ?
Est-ce que l’OTAN peut battre la Russie ?
Qui est le plus fort l’OTAN ou la Russie ?
Pourquoi les Français n’aiment pas les étrangers ?
Quels sont les pays qui aiment le plus la France ?
Comment les Français sont vus dans le monde ?
Pourquoi Poutine a peur de l’OTAN ?
Qui est plus fort la Russie où l’OTAN ?
Pourquoi l’OTAN veut l’Ukraine ?

Comment les Danois voient les Français ?

Si les Danois sont très formalistes dans l’intimité, les Français, eux, sont spontanés, même pour dîner. Ils se retrouvent souvent de manière impromptue, oubliant les formes et se concentrant sur le contenu. L’atmosphère s’en ressent, le ton est animé et monte même parfois.1 oct. 2003

Quel est le smic Danois ?

Par exemple, le salaire minimum au Danemark est de 1500 euros (11 142 couronnes).

Comment sont les hommes danois ?

Les garçons danois sont connus pour être timides par rapport à ceux des autres pays et ils ne sont pas très familiers avec le flirt. Donc, si vous aimez quelqu’un, n’attendez pas qu’il prenne l’initiative, essayez-le et vous serez peut-être récompensé.

Pourquoi la République tchèque n’utilise pas l’euro ?

La souveraineté avant tout Tout comme chez leurs voisins hongrois et polonais, la population de la République tchèque est opposée à l’adoption de l’euro. Selon un sondage réalisé en 2019, pas moins de 75 % des tchèques sont opposés à l’adoption de l’euro et préfèrent garder le contrôle de leur politique monétaire.24 févr. 2022

Pourquoi la Norvège ne fait pas partie de l’Union européenne ?

Deux référendums de refus L’adhésion a déjà été évoquée plusieurs fois au sein du pays, et deux référendums furent organisés le 26 septembre 1972 et le 28 novembre 1994 . Tous deux se soldèrent par une victoire du « non », notamment en raison de craintes à propos des quotas de pêche imposés par Bruxelles.

Est-ce que les Danois aiment les Français ?

Si les Danois sont très formalistes dans l’intimité, les Français, eux, sont spontanés, même pour dîner. Ils se retrouvent souvent de manière impromptue, oubliant les formes et se concentrant sur le contenu. L’atmosphère s’en ressent, le ton est animé et monte même parfois.1 oct. 2003

Comment sont les Danois en amour ?

Les garçons danois sont connus pour être timides par rapport à ceux des autres pays et ils ne sont pas très familiers avec le flirt. Donc, si vous aimez quelqu’un, n’attendez pas qu’il prenne l’initiative, essayez-le et vous serez peut-être récompensé.

Quel pays a quitté l’euro ?

L’Union européenne et le Royaume-Uni se sont entendus le 17 octobre 2019 sur un projet d’accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Quels sont les pays qui ont refusé d’intégrer l’UE ?

L’essentiel

Pourquoi la Suisse ne fait pas partie de l’Union européenne ?

« L’adhésion à l’UE n’est pas une option pour la Suisse. Elle serait diamétralement opposée aux piliers porteurs de la Confédération suisse, à savoir la souveraineté, la neutralité, la démocratie directe et la structure fédéraliste. »

Quelle est la mentalité des Français ?

Des Français méprisants et arrogants Les Français sont souvent vus comme arrogants et “trop” fiers et finalement de ce pays dans lequel je me sens enfin heureuse je trouve ça juste».29 sept. 2019

Pourquoi le Danemark est si cher ?

En 2019, le Danemark avait un niveau de prix supérieurs de 37% la moyenne de l’Union européenne. Ce résultat s’explique par deux facteurs : le niveau de salaire élevé et un taux de TVA de 25% même sur les produits de première nécessité.6 juil. 2022

Quels pays veulent rester dans l’UE ?

Les pays candidats actuels sont:

Quel est le dernier pays à avoir rejoint l’Union européenne ?

La Lituanie a adhéré à la zone euro le 1er janvier 2015 et en est devenue le 19e État membre. Les billets et les pièces en euros ont été mis en circulation le même jour.

Pourquoi UE refusé Ukraine ?

Le 21 novembre 2013 , l’Ukraine décide finalement, en raison des pressions russes, de refuser l’accord avec l’Union européenne et de « relance[r] un dialogue actif avec Moscou ».

Quels sont les pays qui aiment la France ?

Top 10 des pays qui aiment le plus les Français, là où on est…

Qu’est-ce que les Français n’aiment pas faire ?

Les Français râlent beaucoup C’est bien connu, les Français sont considérés comme des râleurs professionnels! Jamais contents, éternels insatisfaits, il parait qu’ils râlent beaucoup, souvent contre tout ou pour pas grand chose!

Quels sont les deux pays qui sont susceptibles d’entrer prochainement dans l’Union européenne négociations avancées ?

Le Monténégro a officiellement débuté les négociations d’adhésion en 2012, suivi par la Serbie en 2014. En juillet 2022, c’est au tour de la Macédoine du Nord et de l’Albanie d’obtenir une ouverture de ces négociations. L’Ukraine et la Moldavie sont quant à elles officiellement candidates depuis juin 2022.il y a 5 jours

Pourquoi l’OTAN n’intervient pas en Ukraine ?

7. Pourquoi l’OTAN n’envoie-t-elle pas des troupes en Ukraine ou ne ferme-t-elle pas l’espace aérien au-dessus de l’Ukraine ? L’OTAN agit de manière défensive : elle ne cherche pas à provoquer les conflits mais à empêcher qu’ils ne surviennent.27 sept. 2022

Pourquoi la Russie refuse que l’Ukraine rentre dans l’OTAN ?

Dans les faits : en 2014, l’OTAN a suspendu toute coopération pratique avec la Russie en réponse aux actions agressives commises par ce pays en Ukraine. Cette coopération s’appliquait notamment à des projets en Afghanistan, dans les domaines de la lutte contre le terrorisme et de la coopération scientifique.26 juil. 2022

Quelle est la mentalité des français ?

Des Français méprisants et arrogants Les Français sont souvent vus comme arrogants et “trop” fiers et finalement de ce pays dans lequel je me sens enfin heureuse je trouve ça juste».29 sept. 2019

Qui est le pays le plus riche du monde ?

Le Luxembourg reste le pays au plus fort PIB par habitant en 2021, avec un produit intérieur brut par tête de 126 000 dollars. L’Irlande reste sur la 2e marche du podium, devant Singapour (3e).18 août 2022

Pourquoi les étrangers détestent les Français ?

On déteste les français parce qu’on les jalouse. Le plus beau pays du monde, les meilleurs pinards, la plus grande cuisine, la santé gratuite, une qualité de vie et la liberté. Devant ce constat accablant pour les autres, il se sentent minables, les pauvres.18 août 2017

Est-ce que l’OTAN peut battre la Russie ?

Allégation : la défense antimissile de l’OTAN représente une menace pour la sécurité de la Russie. Dans les faits : la défense antimissile balistique de l’OTAN n’est pas dirigée contre la Russie et ne peut porter atteinte aux capacités de dissuasion stratégique russes.26 juil. 2022

Qui est le plus fort l’OTAN ou la Russie ?

D’après l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), la Russie comptait en janvier 2021 6.255 ogives, soit le nombre le plus important au monde. Face à elle, l’OTAN dispose d’un total de 6.065, répartis entre les USA (5.550), la France (290) et le Royaume-Uni (225).15 mai 2022

Pourquoi les Français n’aiment pas les étrangers ?

On déteste les français parce qu’on les jalouse. Le plus beau pays du monde, les meilleurs pinards, la plus grande cuisine, la santé gratuite, une qualité de vie et la liberté. Devant ce constat accablant pour les autres, il se sentent minables, les pauvres.18 août 2017

Quels sont les pays qui aiment le plus la France ?

1. Le Portugal. La France entretient une relation privilégiée avec le Portugal. L’hexagone a en effet accueilli énormément de Portugais après la guerre, dont certains fuyaient le régime de Salazar.27 nov. 2021

Comment les Français sont vus dans le monde ?

Les Français sont perçus comme arrogants, chauvins et râleurs. « Maudits Français » comme disent les Québécois. On dit à l’étranger que le Français est un éternel insatisfait et qu’il éprouve sans cesse le besoin de toujours comparer le pays des autres avec le sien.26 août 2014

Pourquoi Poutine a peur de l’OTAN ?

Vladimir Poutine a présenté l’Eurasianisme et le “putinisme” comme alternative aux idéaux occidentaux adoptés par de nombreux pays de l’OTAN. Le putinisme associe le capitalisme d’État au nationalisme autoritaire.

Qui est plus fort la Russie où l’OTAN ?

D’après l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), la Russie comptait en janvier 2021 6.255 ogives, soit le nombre le plus important au monde. Face à elle, l’OTAN dispose d’un total de 6.065, répartis entre les USA (5.550), la France (290) et le Royaume-Uni (225).15 mai 2022

Pourquoi l’OTAN veut l’Ukraine ?

Pour que la stabilité de la zone euro-atlantique soit assurée, il est indispensable que l’Ukraine soit forte et indépendante. Nouées au début des années 1990, les relations avec ce pays ont évolué jusqu’à constituer l’un des partenariats de l’OTAN les plus substantiels.27 sept. 2022


La Zone euro, une machine à fabriquer de la croissance faible. Entre 2002 et 2015, le PIB en volume de la Zone euro n’a progressé que de 13% quand celui du Royaume-Uni augmentait de 25%, celui des Etat-Unis de 27% et celui de la Suède de 32%. Notre dette, elle sera payée en euros ou en francs ? C’est ça la question. Votre vision de l’Europe, à vous… C’est essentiel parce que c’est le grand n’importe quoi du projet de madame Le Pen. Aujourd’hui, on va poser la question qui fâche, faut-il sortir de l’euro ? Et avant toute chose, je tiens à réagir à la mini polémique qui a suivi l’épisode 1 où j’avais fait une blague sur les Allemands qui mettent leurs chaussettes dans leurs sandales. Certains y ont vu une stigmatisation du peuple allemand, voire de la germanophobie. Alors je tiens à rassurer tout le monde, les allemands, on vous aime, on n’a aucun problème avec vous, aujourd’hui, on va juste parler de la politique économique de vos gouvernements. Et en gage de bonne foi, sachez que je fais cette émission chaussée de chaussettes et de sandales. Voilà tout le monde est content, s’il vous plaît, arrêtez de créer des polémiques sur Twitter. Deutsche qualität. Bon, venons-en à l’économie, parce que c’est quand même ça le sujet. Au début de cette série en quatre épisodes sur la création monétaire, nous avons parlé des bonnes raisons qu’il y avait à l’époque pour créer cette monnaie, comme les dévaluations successives du début des années 1980, le coût de l’endettement public ou le fameux “risque de change”. Mais nous avons aussi souligné les retombées négatives de l’adoption de cette monnaie. Avant tout cela, la France fonctionnait avec sa propre monnaie, le franc, et plusieurs pays de l’Union européenne n’ont toujours pas adhéré à l’euro et s’en portent très bien, comme le Danemark qui utilise la couronne danoise ou la Suède qui utilise la couronne suédoise par exemple. On l’a vu dans le premier épisode, l’euro a été en partie indexé sur le mark allemand et cette monnaie est structurellement défavorable à la France. Dans le deuxième épisode, on a démontré que l’euro est en partie à l’origine de la désindustrialisation et que les institutions qui l’encadrent, comme la Banque centrale européenne sont loin d’être démocratiques, et ce malgré le changement de politique opéré depuis 2008, ce que nous avons vu dans le troisième épisode avec notamment l’exemple de la Grèce. Mais alors si on additionne tous ces problèmes, on a un peu le réflexe de se dire : “Bon ben sortons de l’euro, cette monnaie nous porte tort.” Seulement, ce n’est pas aussi simple que ça. Sortir de l’euro pourrait s’avérer risqué, voire très dangereux. Toutefois, certains pensent que ce risque n’est pas insurmontable, et ont déjà imaginé un système monétaire alternatif : le bancor, qui pourrait aujourd’hui être l’eurobancor. Alors quels sont les risques avec la sortie de l’euro, quelles conséquences cela aurait-il sur notre économie, quel système peut-on envisager pour le remplacer ? Voilà les questions auxquelles je vais tenter de répondre dans ce quatrième et dernier épisode de notre série sur l’euro. Avant toute chose, beaucoup d’entre vous vont peut-être se demander pourquoi je pose cette question de la sortie de l’euro. Pour mieux comprendre il faut regarder les autres épisodes de cette série, et surtout, il faut se mettre à la place des autres pays. En France, on prend majoritairement l’euro comme une monnaie acquise et définitive. Mais dans beaucoup d’autres pays de la zone euro, c’est loin d’être le cas. Dans les années 2010, une vague de gouvernements dits “dégagistes” a inondé les pays du sud de l’Europe, victimes des politiques d’austérité orchestrées par les institutions européennes. Podemos en Espagne ou la Ligue du Nord et le Mouvement 5 étoiles en Italie, dans ces pays, l’euro est parfois pointé du doigt de manière plus ou moins légitime comme la cause de tous les problèmes. L’euro a tellement perdu en popularité qu’en 2018, l’Italie a proposé un système de monnaie alternative à l’Euro, le MiniBoT. C’est un peu technique, donc je vais vous la faire courte. En 2018, pour concurrencer l’euro et instaurer un rapport de force avec les institutions européennes, le gouvernement italien de Matteo Salvini a mis en place ce que les économistes appellent une monnaie fiscale. C’est un peu comme des bouts de papiers qui permettraient aux entreprises de payer leurs impôts et aux Etats de leur accorder des subventions avec derrière en tête le projet d’étendre le champ de circulation de cette monnaie au-delà des entreprises, aux Italiens eux-mêmes. Moi je pense qu’il ne faut pas avoir peur de déclencher une crise au niveau européen pour dire : “Bon ben ça, ça ne marche pas.” Alors évidemment ceux qui en bénéficient, les pays d’Europe du nord, l’Allemagne, les Pays-Bas notamment, qui bénéficient de ça, évidemment ils n’ont pas intérêt à ce que ça change. Mais les pays d’Europe du sud qui ont vu leurs industries partir, eux, ils auraient intérêt à ce qu’il y ait une autre orientation. Mais le projet de MiniBot a vite été oublié, et l’Italie est finalement rentrée dans le rang. Et on l’a vu, cette politique s’explique aussi par les raisons qu’avaient ces pays à la base de rejoindre la monnaie unique : la baisse des taux d’intérêt sur les obligations, c’est à dire le prix que les Etats doivent payer pour s’endetter sur les marchés financiers, et la fin des dévaluations et dépréciations permanentes. Alors imaginez aujourd’hui, si vous êtes un pays dit du sud, bien sûr, la peur de retrouver ces problèmes décuplés, d’être isolé face à une zone euro qui pourrait survivre au départ de quelques pays, ça n’aide pas vraiment à sortir de la monnaie unique. C’est en grande partie pour ça que l’euro a tenu face aux bouleversements des années 2010 dont nous avons déjà parlé ici. Mais là aujourd’hui, les choses changent. On entre dans une deuxième phase de critique de la Zone euro. Et cette fois-ci, ce sont les gagnants de l’euro qui reprennent le flambeau. Alors d’abord, les gagnants, c’est qui ? Eh bien, principalement, l’Allemagne et les Pays-Bas. Et d’après l’économiste Gaël Giraud, ils n’entendent pas payer pour les pays du Sud. Je sais qu’il y a un plan de sortie de la Zone euro par les pays du nord, qui n’a aucun caractère officiel, donc je le dis mais je ne peux pas vous dire d’où j’ai cette information. Les banques centrales d’Allemagne, Autriche, Pays-Bas, Finlande, se sont coordonnées il y a quelques années, il y a 5, 6 ans, pour mettre en place un plan de sortie et la construction d’une zone euro nord qui est en fait une zone mark étendue, pour le cas où ça chaufferait trop au sein de la zone euro avec les pays du sud. Ça serait bien pratique. Après avoir bénéficié de la polarisation des capitaux et d’une compétitivité anormalement élevée, l’Allemagne et les Pays-Bas pourraient sortir du système au moment où on leur demande de “payer l’addition”. On peut soit choisir de payer l’intégralité de l’addition ou sinon de la diviser entre tous les convives. C’est à dire de venir en aide, même un tout petit peu, à cette Europe périphérique dont on a tant parlé tout au long de cette série. Et en fait, quand on y pense, ça ne serait pas la première fois qu’un pays gagnant déciderait de partir sans payer l’addition. Déjà dans les années 1970, ce sont les Etats-Unis qui ont mis fin au fameux système dit de “Bretton-Woods” qui ancre toutes les devises à une quantité d’or déterminée. Et en Allemagne, il y a une institution qui semble pousser pour un ralentissement de l’intégration monétaire européenne, voire vers une sortie : c’est la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe. On vous en avait déjà parlé dans le premier épisode, et je n’arrivais déjà pas à prononcer ce mot correctement. C’était elle qui avait exigé dans les années 1990 que l’euro ressemble presque en tous points au deutsche mark. Elle aurait pu s’arrêter là. Mais, vous le devinez, elle a continué. Beaucoup de prises de parole cette semaine pour défendre l’indépendance de la Banque centrale européenne. Dernière prise de parole, je le mentionnais dans les titres, c’est la cour de justice qui précise qu’elle est la seule compétente pour juger des actes de la Banque centrale européenne. Et ces dernières années, elle a beaucoup fait parler d’elle. En France, on a souvent l’impression que la sortie de l’euro c’est un projet de dangereux communistes ou de populistes d’extrême droite. Eh bien, c’est plus compliqué que ça. Comme on vient de le voir, à l’étranger, de nombreux gouvernements de différentes orientations politiques l’ont envisagé. Paolo Savona par exemple, l’ex-directeur de la Confindustria, l’équivalent du MEDEF en Italie, a défendu publiquement la sortie de l’euro. Milton Friedman, ardent défenseur du libéralisme et nobel d’économie était lui aussi très hostile à l’euro. Mais même une fois qu’on s’est détaché de cette vision un peu simplificatrice, il reste de nombreuses questions. Et la première, c’est celle des risques auxquels on s’exposerait en quittant la monnaie unique. Si on sort de l’euro, concrètement il se passe quoi ? Eh bien le problème, c’est qu’on ne sait pas vraiment, en tout cas pas précisément. C’est pour ça que dès le début des années 2010, le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, avait tenté d’y voir plus clair. Je rappelle que la Grèce à l’époque de Tsipras avait réfléchi à ça. Oui bien sûr. A l’époque ce n’était pas la Grèce qui voulait sortir de l’euro, c’était l’Allemagne qui voulait mettre la Grèce hors de l’euro. Et Alexis Tsipras dans le plus grand secret avait convié l’économiste américain James Galbraith qui avait un peu réfléchi à ça justement, à essayer de voir dans le cas où on est poussé hors de la zone euro, comment on fait quoi. Et d’après l’économiste Eric Berr, la première chose à faire, ça serait de réintroduire un contrôle des capitaux. Si on se décidait de sortir de l’euro, à mon sens la première mesure à faire comme je disais c’est contrôle des capitaux. Parce que sinon, alors là les capitaux ils vont partir et là… On peut bloquer les capitaux ? Politiquement. Oui on peut le faire mais on se met là aussi en contradiction, on désobéit aux traités européens? Et là, on touche encore à un autre problème avec la sortie de la Zone euro. Comment en sortir sans se mettre en totale opposition avec les principes fondamentaux de l’Union européenne ? Souvenez-vous de l’Acte unique européen, le gros livre signé par plusieurs chefs d’Etats. C’était au deuxième épisode. Il instaurait les “4 libertés”, parmi lesquelles la liberté des capitaux, qui a tant coûté à notre industrie. Se mettre en position de contrôler nos capitaux pour gérer notre sortie de l’euro impliquerait donc également de repenser notre place dans l’ensemble de l’intégration européenne. C’est une révolte ? Non sire, c’est une révolution. Mais il ne faut pas non plus négliger le pouvoir des marchés financiers. Comme Eric Berr le rappelle, ces marchés financiers, ils n’aiment pas trop le changement. Rappelez-vous, au moment de l’élection présidentielle en 2017, les marchés financiers avaient évalué un “risque Mélenchon”, parce que justement Mélenchon arrivait avec son programme en disant : “Moi c’est plan A je m’oppose à l’Allemagne et plan B on sort, si ça ne marche pas, donc je crée justement cette crise.” Et les marchés financiers, par anticipation, ont fait comprendre que si c’est Mélenchon qui arrive au pouvoir attention derrière ça va barder. Et ils pourraient commencer à spéculer, en faisant s’effondrer la valeur du franc, ou en refusant d’acheter notre dette publique… Bref, la menace, c’est que tout notre système économique s’effondre. Mais ce fantasme de l’effondrement du pays, est-ce qu’il est vraiment fondé ? Parce que la France, ce n’est pas un produit financier. C’est un pays, un pays de 67 millions d’habitants. Et 67 millions d’habitants, ça consomme, et ça travaille. Le Produit intérieur brut français représente plus de 2 000 milliards d’euros ! La France c’est aussi un marché à conquérir, qui a des intérêts quand même à ne pas mettre le pays à plat parce que toutes les grandes firmes multinationales ont intérêt à venir faire du business en France. Malgré tout, c’est un pays les plus riches de la planète. On résume : en sortant de l’euro, on s’exposerait à une fuite des capitaux et à une hausse du coût de l’endettement public. Mais pour certains économistes, ce n’est pas garanti, car depuis plusieurs années, la dette publique française est très fortement demandée sur les marchés financiers. Pourquoi ? Parce que la France est très loin, mais alors très très loin de faire faillite. On risquerait également de voir des capitaux quitter notre pays donc. Sauf que ça non plus, ce n’est pas une fatalité. Comme vient de le dire Eric Berr, on pourrait mettre en place des contrôles de capitaux. Le problème avec tous ces économistes qui se contredisent, c’est qu’il n’y a pas d’études à très grande échelle qui ont été faites sur ce qu’il se passerait si la France sortait de l’euro. Donc moi, je suis un peu démunie pour vous parler des risques. Certains économistes estiment que ce serait une catastrophe. Si vous sortez de l’euro, que vous êtes en franc, que le franc se dévalue de 50%. Même là dessus on ne pourrait pas payer ? Vous devrez payer le double en franc. Les intérêts doubleront, donc il y a plein de gens qui ne pourront pas payer le double et qui feront défaut. Non non, c’est un chaos absolu. quand d’autres estiment que ces risques sont limités. Pour David Cayla ou Eric Berr par exemple, il est compliqué mais pas impossible de sortir de l’euro. Pour eux, la question, c’est vraiment celle du projet. Sortir de l’euro oui, mais pour faire quoi ? Alors si vous avez vu les autres émissions à ce sujet, vous vous dites peut-être : “C’est bon là, arrêtez avec l’euro, on a fait le tour du sujet”. Mais on vous a gardé un petit secret pour la fin, on est comme ça chez Blast. Ce secret, ce trésor enfoui c’est un système qui est au cœur de la machine européenne : TARGET-2. A moins d’être économiste, vous n’avez probablement jamais entendu parler de TARGET-2. Alors accrochez-vous, parce que c’est un peu difficile à comprendre, mais c’est important. Charabia ? Oui. TARGET-2 est un système qui enregistre toutes les transactions effectuées entre les pays membres de la Zone euro. En gros, c’est comme un livre de comptabilité qui enregistre toutes les importations et exportations entre pays européens. Normalement, quand on exporte beaucoup plus qu’on importe, on se fait payer dans notre propre monnaie et, celle-ci se raréfiant de fait sur le marché des devises, elle prend de la valeur. Bah oui, y’en a moins. Vous vous souvenez, on en a beaucoup parlé : une monnaie qui se déprécie rend les produits qu’on vend aux étrangers moins chers, et améliore donc notre compétitivité. Avec une monnaie qui s’apprécie, c’est tout le contraire : on perd en compétitivité-prix. Et donc, à un moment donné, on finit par moins exporter. Mais dans le système TARGET-2, tous ces mouvements et ces effets sont effacés puisqu’on est tranquillement entre pays de la zone euro, et qu’on a la même monnaie. Ils n’existent tout simplement plus. Alors, si vous avez bien suivi, l’Allemagne et les Pays-Bas peuvent exporter autant qu’ils le souhaitent, sans aucune conséquence. C’est pratique, l’Euro. Tout se passe à présent comme je l’avais prévu… Mais pour le reste de l’Europe, ça se passe vraiment moins bien. Nous en France, on est plutôt à l’équilibre. D’autres pays n’ont pas cette chance : l’Italie par exemple, est en position de déficit à hauteur d’un tiers de son PIB annuel. Et à votre avis, qui a le plus gros tas d’argent après 20 ans de monnaie unique ? L’Allemagne. Avec un joli pactole de plus de 1100 milliards d’euros. La moitié du PIB français. Je vous demande de vous arrêter. Pourtant, quelques réformes de TARGET-2 pourraient changer la face de la monnaie unique. Et c’est là que ce système secret devient intéressant. Parmi les économistes, une idée se développe depuis quelques années : le remplacement de l’euro par un bancor européen, un “eurobancor”. Et le bancor, c’est une monnaie internationale inventée par Keynes, comme le rappelle Eric Berr. Le bancor c’était donc une idée de Keynes qu’il avait présenté lors de la conférence de Bretton-Woods en 1944, où les pays alliés se réunissent aux Etats-Unis pour essayer de définir la nouvelle architecture financière et monétaire internationale. Mais pourquoi une idée qui s’appliquait au monde entier dans les années 40 serait-elle pertinente pour l’Europe aujourd’hui ? Eh bien, parce que certains critères sont réunis. Comme les Etats-Unis à l’époque, l’Allemagne a d’énormes excédents commerciaux. Et comme à l’époque, on a l’impression qu’il n’y a pas de solution pour les résorber. Keynes, lui son idée c’était de créer une nouvelle monnaie internationale, le bancor, qui serait une monnaie qui ne servirait qu’à réaliser des échanges extérieurs. Avec cette monnaie là, les états ne pourraient que acheter à d’autres états. Et donc l’idée c’est que ça permettait d’éviter des déséquilibres extérieurs trop importants. Parce que si un pays exporte beaucoup, il récupèrerait énormement de bancors, que pourrait-il faire avec ça ? Acheter à d’autres pays, donc importer. Ça veut dire quoi ? Eh bien ça veut dire que tout l’argent accumulé grâce aux exportations ne peut être dépensé qu’en importations. Du coup, les exportations appellent les importations. Et avec elles, un rééquilibrage entre les pays. Cela implique donc de passer de la monnaie unique à une monnaie commune. Ca ne serait pas le retour à l’ECU, cette proposition bancale de Marine Le Pen qui nous ramènerait dans la situation désastreuse des années 70, mais bien un nouveau système d’eurobancor. En résumé, pour la vie de tous les jours, on reprendrait le franc, et pour importer et exporter, on prendrait le bancor européen. Dans ce système, on pourrait à nouveau dévaluer. On pourrait faire payer aux pays excédentaires comme l’Allemagne ou les Pays-Bas un intérêt sur leurs excédents. On pourrait récupérer des banques centrales nationales contrôlées par des institutions démocratiquement élues. Enfin, on pourrait mettre fin aux politiques de dévaluations internes dont je vous parlais à la première vidéo. Vous vous souvenez, les blocages de salaires aux effets si désastreux pour les travailleurs, et qui contribuent à faire monter l’extrême droite. Pour un résumé rapide de ce qu’est l’eurobancor, je vous conseille d’aller voir ce thread écrit par Pierre Funalot, doctorant en économie. Alors, va-t-on assister dans les prochaines années à la fin de l’Euro ? Doit-on l’espérer ? On l’a bien vu dans cette série : en France on a peu décidé de la structure de la Zone euro. Si c’est nous qui l’avons voulu, ce sont les Allemands qui en ont dicté les règles et les normes. Ce sont eux et d’autres du nord qui ont bénéficié de la désindustrialisation à laquelle nous sommes exposés depuis 30 ans. Ce sont les institutions européennes qui ont cloué la Grèce au pilori, et exigé de toute l’Europe périphérique des réformes d’austérité meurtrières. La Zone euro se transforme, avance au rythme des crises, comme l’espérait Jean Monnet pour l’intégration européenne. Mais désormais, la monnaie unique est contestée, et notamment par ceux auxquels elle a le plus profité. La crise Covid permettra-t-elle de rapprocher les Etats-membres, ou fera-t-elle exploser la zone ? Mettra-t-on enfin en place un Trésor européen ? Les Allemands paieront-ils pour financer la stagnation à laquelle l’Italie devra manifestement faire face dans les prochaines années ? Ces questions subsistent et je n’entends pas y répondre parce que je ne suis pas voyante, mais j’espère vous avoir donné assez d’éléments pour vous permettre à vous qui avez regardé cette série de mieux comprendre les enjeux autour de la Zone euro, afin de vous faire votre propre avis. C’est la fin de cette émission, c’est aussi la fin de cette série. J’espère qu’elle vous a plu, jusqu’à présent vos retours ont été plutôt positifs dans l’ensemble, à part quelques irréductibles europhiles. Merci beaucoup au doctorant en économie Pierre Funalot avec qui j’ai co écrit tous ces épisodes. Je vous rappelle que Blast ne vit que des dons et des abonnements, donc si vous le pouvez, n’hésitez pas à nous soutenir sur blast-info.fr, et moi je vous dis à bientôt !

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