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Pourquoi Phi ?

Pourquoi Phi ?

Qui a inventé Phi ? Le nombre d’or. Où le rencontre -t-on ? On le désigne par la lettre grecque ( phi ) en hommage au sculpteur grec Phidias (né vers 490 et mort vers 430 avant J.C) qui décora le Parthénon à Athènes. C’est Théodore Cook qui introduisit cette notation en 1914. Pourquoi le nombre d’or Est-il parfait ? Lorsqu’on décompose un objet en deux parties inégales, on dit que la proportion est divine, ou dorée, si le rapport entre la grande partie et la petite est le même que le rapport entre le tout et la grande partie. La simplicité de cette définition explique l’omniprésence de Phi.28 mars 2013 Qui a inventé phi ? Le nombre d’or. Où le rencontre -t-on ? On le désigne par la lettre grecque ( phi ) en hommage au sculpteur grec Phidias (né vers 490 et mort vers 430 avant J.C) qui décora le Parthénon à Athènes. C’est Théodore Cook qui introduisit cette notation en 1914. Quel rapport entre Pi et le nombre d’Or ? Pour n = 1, on retrouve le nombre d’or: 1,618 … Le fait que Pi soit proche de 2 Phi incite à chercher une relation plus approchée de ces valeurs. Voici quelques résultats de calcul avec n décimales exigées: Les deux lignes en jaune donnent des valeurs presque entières avec Pi et avec Phi. Pourquoi le nombre d’or est esthétique ? L’expression « nombre d’or » évoque la loi unique d’une harmonie universelle et le symbole même du beau. Il symboliserait la perfection, donnerait une explication universelle du sentiment esthétique, résumerait la géométrie de la beauté.20 nov. 2014

Pourquoi cos phi 08 ?
Comment le nombre Pi a été trouvé ?
Quel est le chiffre parfait ?
Pourquoi améliorer cos φ ?
Quel est l’intérêt d’un bon cos phi ?
Qui a créé π ?
Pourquoi Pi a été créé ?
Qui a découvert le nombre d’or ?
Pourquoi on l’appelle le nombre d’or ?
Quel cos phi choisir ?
Comment choisir le cos phi ?
Pourquoi EDF impose un facteur de puissance ?
Quels sont les inconvénients d’un mauvais facteur de puissance ?
Pourquoi 3-14 s’appelle Pi ?
Quelle est la vraie histoire de Pi ?
Quel est l’histoire du nombre Pi ?
Pourquoi le 7 est le chiffre parfait ?
Pourquoi 6 est un nombre parfait ?
Pourquoi cos phi 0 8 ?
Est-ce un vrai tigre dans l’Odyssée de Pi ?
Quel est le vrai prénom de Pi ?
Pourquoi le chiffre 42 ?
Pourquoi 12 est le nombre parfait ?
Qui est le pire ennemi du tigre ?
Pourquoi Pi est un nombre infini ?
Quel est le nombre de la vie ?
Quel est le chiffre 69 ?
Qui a créé le chiffre Pi ?
Pourquoi Pi Egale à 3 14 ?

Pourquoi cos phi 08 ?

Cos phi = mesure du déphasage entre tension et courant Si le cosinus phi est différent de 1, par exemple égal à 0.8, l’installation va tirer plus de courant du réseau pour avoir la même puissance utile.

Comment le nombre Pi a été trouvé ?

Archimède, mathématicien grec, a trouvé une méthode pour calculer les décimales de Pi. En calculant le rapport entre le périmètre d’un cercle et son diamètre, il s’aperçut qu’on trouvait toujours le même nombre, à quelques décimales près. La première méthode d’obtention des décimales Pi venait ainsi le jour.

Quel est le chiffre parfait ?

Les nombres parfaits sont des entiers égaux à la somme de leurs diviseurs. Ainsi, 6 se divise par 2, 3 et 1. En additionnant 2, 3 et 1, on arrive à 6 ! Même chose pour 28, somme de 1 + 2 + 4 + 7 + 14.9 juil. 2020

Pourquoi améliorer cos φ ?

L’amélioration du facteur de puissance permet un dimensionnement réduit des transformateurs, des appareillages, des conducteurs, etc. ainsi qu’une diminution des pertes en ligne et des chutes de tension dans l’installation. Un facteur de puissance élevé permet l’optimisation des composants d’une installation.

Quel est l’intérêt d’un bon cos phi ?

Quel est l’intérêt d’un bon cos phi ? le tout premier avantage est que tu ne charge pas inutilement les cables et lignes électriques. Ces dernières doivent transporter la puissace apparente, si tu fourni du réactif avec des condos tu délestes le réseau.

Qui a créé π ?

Archimède

Pourquoi Pi a été créé ?

Le nombre Pi n’a pas été créé, il a été découvert dans les cercles ! C’est le rapport entre le tour d’un cercle, qu’on appelle le périmètre, et son diamètre. Ainsi quelle que soit la taille d’un cercle, si on divise son périmètre par son diamètre, on obtient toujours le même résultat : 3,1416 quand on arrondit.

Qui a découvert le nombre d’or ?

Il a été sans doute découvert par des mathématiciens grecs de la haute Antiquité. Euclide (vers 300 av. J. -C.)

Pourquoi on l’appelle le nombre d’or ?

Le nombre d’or. Où le rencontre -t-on ? On le désigne par la lettre grecque ( phi ) en hommage au sculpteur grec Phidias (né vers 490 et mort vers 430 avant J.C) qui décora le Parthénon à Athènes. C’est Théodore Cook qui introduisit cette notation en 1914.

Quel cos phi choisir ?

Il y a donc intérêt à avoir un bon Cos phi (Cos phi proche de 1 d’où un angle phi petit) car si le Cos phi est petit (déphasage important) pour une puissance wattée donnée il faudra fournir une puissance S plus grande d’où une intensité plus grande.

Comment choisir le cos phi ?

Appelé Cos phi ou facteur de puissance C’est le cosinus de l’angle entre la tension et le courant, on le calcule en effectuant la division de la puissance réelle (Watt) par la puissance apparente (VA). Il est compris entre zéro et un. La puissance réelle ne peut pas être supérieure à la puissance apparente.

Pourquoi EDF impose un facteur de puissance ?

L’amélioration du facteur de puissance permet un dimensionnement réduit des transformateurs, des appareillages, des conducteurs, etc. ainsi qu’une diminution des pertes en ligne et des chutes de tension dans l’installation.

Quels sont les inconvénients d’un mauvais facteur de puissance ?

Inconvénients d’un mauvais facteur de puissance (cosφ) : Pénalités (en tarif vert) par le fournisseur d’énergie électrique. Augmentation de la puissance souscrite par le fournisseur d’énergie électrique. Augmentation des pertes Joules et de la chute de tension.

Pourquoi 3-14 s’appelle Pi ?

Pi correspond à 3,14 parce qu’il est question d’un rapport qui se trouve entre le diamètre d’un cercle et sa circonférence ou encore entre le rayon d’un cercle et sa superficie. En tout cas, le chiffre conquis durant la théorie de ce rapport reste constant, peu importe la dimension du cercle.9 déc. 2020

Quelle est la vraie histoire de Pi ?

Survivant d’un naufrage, alors qu’il partait s’établir au Canada avec sa famille et quelques animaux qui faisaient partie de son zoo, Pi dérive sur l’océan Pacifique pendant 227 jours dans un canot de sauvetage en compagnie d’un tigre du Bengale.26 mai 2017

Quel est l’histoire du nombre Pi ?

La notation π correspond à la 16e lettre de l’alphabet grec qui n’apparait qu’en 1647. Inspirée d’Archimède qui désignait la longueur de la circonférence par le mot «περιμετροε» (périmètre), elle est due à l’anglais William Oughtred (1574 – 1660) qui l’utilisa pour nommer le périmètre d’un cercle.

Pourquoi le 7 est le chiffre parfait ?

Le « 7 » est supposé porter bonheur car c’est un chiffre sacré dans de nombreuses religions. Dans la Bible, Dieu a créé le monde en sept jours. Les pèlerins musulmans tournent sept fois autour de la Kaaba, le grand cube noir de La Mecque. Et selon les hindous, le corps a sept sources d’énergie appelées les chakras.9 mars 2016

Pourquoi 6 est un nombre parfait ?

Ils sont jolis comme tout. Les nombres parfaits sont des entiers égaux à la somme de leurs diviseurs. Ainsi, 6 se divise par 2, 3 et 1. En additionnant 2, 3 et 1, on arrive à 6 !9 juil. 2020

Pourquoi cos phi 0 8 ?

Le cos phi moyen se situe en général au alentour de 0,8. Une charge capacitive entraîne une avance du courant I sur la tension U, la tension U est donc en retard.

Est-ce un vrai tigre dans l’Odyssée de Pi ?

Dès lors que Richard Parker partage l’écran avec Suraj Sharma, le jeune interprète de Pi Patel, il s’agit d’un tigre numérique. C’est plus sûr, d’accord, mais pas plus facile : en l’absence de vrai tigre avec lequel interagir, l’acteur a dû faire travailler son imagination.23 oct. 2014

Quel est le vrai prénom de Pi ?

Le héros, Piscine Molitor « Pi » Patel, un jeune Indien de Pondichéry, explore dès l’enfance les questions sur la spiritualité et le sens pratique. Survivant d’un naufrage, il traverse l’océan Pacifique pendant 227 jours dans un canot de sauvetage, en compagnie d’un tigre du Bengale.

Pourquoi le chiffre 42 ?

Dans le livre de Douglas Adams Le Guide du voyageur galactique, il est écrit que le nombre 42 est la réponse à « la grande question sur la vie, l’univers et le reste« , calculé par un ordinateur pendant des millions d’années.24 janv. 2020

Pourquoi 12 est le nombre parfait ?

12 est un nombre sublime car le nombre de ses diviseurs et la somme de ses diviseurs, sont tous deux des nombres parfaits. 12 est aussi le plus petit nombre abondant. 12 est le 4e nombre brésilien et le 3e nombre composé brésilien car 12 = 225. Un polygone à douze côtés est un dodécagone.

Qui est le pire ennemi du tigre ?

L’ours. Un ours est lui aussi considéré comme l’un des prédateurs terrestres les plus dangereux.7 mars 2021

Pourquoi Pi est un nombre infini ?

Le nombre de décimales de Pi est infini : après 3,14, il y a un nombre infini de chiffres. Infini on vous dit : on ne peut pas en voir la fin car Pi est un nombre irrationnel, c’est-à-dire qu’il n’est pas le résultat du rapport entre deux entiers (on ne peut pas l’écrire sous forme de fraction).14 mars 2018

Quel est le nombre de la vie ?

42 est la réponse à La grande question sur la vie, l’univers et le reste dans l’œuvre de Douglas Adams Le Guide du voyageur galactique. Il reste alors à déterminer quelle était, précisément, la question.

Quel est le chiffre 69 ?

Le nombre 69 (soixante-neuf) est l’entier naturel qui suit 68 et qui précède 70….69 (nombre)

Qui a créé le chiffre Pi ?

Archimède

Pourquoi Pi Egale à 3 14 ?

Pi est égal à 3.14 car il s’agit du rapport entre la circonférence d’un cercle et son diamètre ou entre la superficie d’un cercle et le carré de son rayon. Dans les deux cas le chiffre obtenu lors du calcul de ce rapport est toujours constant, quelles que soient les dimensions du cercle.


Je voulais profiter de ces temps électoraux pour   rappeler qu’il n’y a aucune bonne raison de continuer à élire qui que ce soit au   scrutin majoritaire uninominal à deux tours. Vraiment aucune. Alors bien sûr on peut faire beaucoup d’autres critiques au régime de la cinquième république,   mais ici mon point sera plus modeste, ce sera simplement de souligner que même   en acceptant le principe de cette élection présidentielle au suffrage universel direct,   on n’a aucune bonne raison d’utiliser comme on le fait un   scrutin majoritaire uninominal pour mener ce type d’élection. Mais on y est tellement habitué qu’on a l’impression que c’est juste normal comme   scrutin, c’est comme ça qu’on élit les gens en général, alors qu’en fait non, pas forcément,   et surtout ça a clairement des effets opposés au but qu’est censé servir une élection démocratique.   Et c’est pas juste mon opinion, c’est un point qui est parfaitement consensuel. Les modes de scrutin,   leurs différentes propriétés, etc., c’est quelque chose de très étudié depuis des siècles,   en particulier depuis l’époque de Condorcet et Borda, et certes aucun mode de scrutin n’est   sans défaut au point de mettre tout le monde d’accord, mais certains ont beaucoup plus de   défauts que les autres au point de mettre à peu près tout le monde d’accord contre eux,   c’est déjà ça. Et s’il y a bien un truc sur lequel s’entendent les personnes qui s’intéressent   aux modes de scrutins, c’est que le scrutin majoritaire uninominal (à un tour ou deux tours,   quelle que soit la façon d’organiser les tours), c’est mauvais, ça a énormément de propriétés qu’on   a de très bonnes raisons de tenir pour indésirables dans un cadre démocratique. Et quelles sont ces propriétés indésirables ? me direz-vous. Eh bien,   je vais seulement en citer deux qui me semblent les plus importantes. La première, c’est ce qu’on appelle en anglais le “spoiler effect”,   c’est-à-dire que deux candidatures voisines, qui captent un électorat similaire,   risquent de se gâcher mutuellement leur chance. Le cas de Jospin en 2002 est l’exemple classique,   Jospin se retrouvant éliminé dès le premier tour à cause de la dispersion   des voix de gauche entre plusieurs petites candidatures, comme Chevènement ou Taubira. Le fait est que pour avoir une chance de gagner dans un scrutin uninominal,   il faut d’abord réussir à éliminer les rivaux dans son propre camp ou dans les camps voisins,   ce qui déjà est pas super sain, mais surtout ça fait que le sort d’une élection va énormément   dépendre, non pas directement des préférences des électeurs, mais de la capacité des partis   de différents bords politiques à se rassembler ou non autour d’une candidature unique,   processus dont le degré de démocratie est, disons, assez aléatoire, et souvent à peu près nul. Or,   c’est embêtant quand le résultat d’une élection dépend ainsi crucialement d’un   truc où les électeurs et électrices n’ont pas mot à dire. Ça ruine un peu l’intérêt de l’élection,   non ? Et c’est pas un bug ponctuel, c’est vraiment une propriété de ce type de scrutin uninominal. Un deuxième problème, c’est que si on veut voter de façon stratégique pour la candidature   qu’on déteste le moins parmi celles qui ont à peu près une chance de l’emporter,   ou au moins de passer au second tour, bien souvent ça force à renoncer à exprimer toute   forme de soutien pour la ou les candidatures qu’on préfère réellement. Et qu’il y ait une   dimension stratégique dans le vote n’est pas forcément un problème,   mais ça devient vraiment embêtant lorsque faire le choix stratégique empêche carrément d’exprimer   toute forme de soutien pour les candidatures qu’on voudrait réellement soutenir. Parce que   bon déjà qu’on nous demande pas souvent notre avis, si quand on nous le demande   il vaut mieux stratégiquement ne pas l’exprimer DU TOUT, c’est quand même un problème là aussi. Alors vous avez peut-être envie de me dire là “bah oui mais c’est le jeu ma pauvre Lucette,   c’est comme ça une élection”, sauf que non,   ces problèmes ne sont pas liés au principe d’une élection en général,   ils sont liés spécifiquement au scrutin qu’on utilise pour organiser l’élection,   et il y a plein d’autres types de scrutin qui permettraient de les éviter, ces problèmes. Et quand je dis “plein”, je pèse mes mots : il y a vraiment pleeeeein d’autres scrutins   plus ou moins exotiques et parfois assez compliqués, et du coup on pourrait se dire que,   certes il y a un consensus sur le fait que le scrutin majoritaire uninominal   à un ou deux tours c’est pas ouf, par contre il va être quasi-impossible de   former un consensus pour UNE alternative particulière sur laquelle se porter,   si bien que, faute de pouvoir s’entendre, on va rester sur ce qu’on connaît déjà. Par exemple, il y a cinq ans, pour l’élection précédente,   j’ai fait des vidéos sur le critère de Condorcet et pourquoi c’est a priori une   norme importante dans une élection : en gros l’idée c’est que s’il y a une candidature qui   l’emporterait en duel contre n’importe quelle autre, alors elle doit remporter l’élection. D’autres encore peuvent préférer des scrutins à points comme la méthode Borda, qui est notamment   utilisée lors de l’Eurovision. Ce qui du coup nous force à se poser cette question   douloureuse : le concours de l’Eurovision est-il plus démocratique que l’élection présidentielle ? “Moi je pense la question elle est vite répondue.” “Bon là, la ref est un peu vieille…” Et puis aussi il y a le jugement majoritaire, bien sûr. D’ailleurs en ce moment je sais qu’il   y a des fans du jugement majoritaire qui sont déjà en train d’écrire un commentaire   pour m’expliquer pourquoi c’est l’avenir de la démocratie et tout le monde devrait l’adopter. Alors le jugement majoritaire, pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas,   c’est le mode de scrutin qui a été utilisé pour la primaire populaire, vous savez le   truc super citoyen qui a désigné Taubira comme la chef incontestée et naturelle de la vraie gauche. Ouais. Quelle histoire, ça aussi. Vu à quel point ce truc a mal fini je me demande si ça a pas fait plus de mal que   de bien pour ce scrutin qui mérite mieux que ça, hein, ça reste très intéressant,   vous pouvez aller voir cette super vidéo de Science Etonnante qui en parlait il y a   cinq ans aussi et qui a sans doute contribué à populariser le truc. L’idée en très résumé   c’est de noter les candidatures et de retenir celle dont la note médiane est la plus élevée.   Sauf que, subtilité importante, c’est pas des notes, c’est des appréciations,   et du coup ça donne un résultat en forme de bulletin scolaire, et c’est pas du tout cringe. Alors Taubira, c’est bien, c’est presque très bien, on pourrait lui donner les félicitations.   (Par contre elle peut pas s’inscrire au concours des présidentielles, c’est un peu dommage.)    Elève Jadot, assez bien. Mais on va pas le soutenir lui parce que… pas envie. Mélenchon, assez bien aussi,   mais c’est plus juste, attention à pas se relâcher au troisième trimestre,   va falloir mettre un bon coup de collier. Hidalgo, passable, à peine la moyenne. J’ai des petites remontées de conseils de classe là comme ça, c’est terrifiant. Bon alors blague à part, que ce soit les scrutins de Condorcet, de Borda, ou le   jugement majoritaire, tout ça a d’excellentes propriétés (en particulier ils font pas face aux   même problèmes du scrutin majoritaire uninominal dont je parlais au début), et même s’ils sont pas   strictement équivalents (donc ça veut dire qu’on peut concocter des cas particuliers   où ils aboutiront à des résultats différents), en pratique, dans des cas réels, on a de bonnes   raisons de penser que les résultats obtenus seraient le plus souvent les mêmes en fait. Mais ce qui ne va pas avec ces trois types de scrutin en particulier (au-delà du fait qu’il   semble peine perdue de s’entendre sur un seul), c’est surtout que toutes ces méthodes semblent   nettement plus compliquées et alambiquées que notre bon vieux scrutin majoritaire uninominal.   Lui il a l’avantage d’être simple : tout le monde comprend ce qu’il doit faire : on met chacun un   nom dans l’urne et puis on compte qui a le plus de noms. C’est basique. C’est propre et net.   Tandis qu’avec Condorcet, Borda ou le jugement majoritaire, il faut classer les candidats,   ou alors il faut les noter. Et bon d’accord c’est pas hyper compliqué mais c’est pas le   truc qu’on fait ordinairement, c’est pas dans nos habitudes électorales, en quelque sorte. Et puis aussi, la façon dont sont calculés les résultats pour chacun de ces scrutins n’est pas   simple à expliquer, en tout cas pas aussi simple que “bah on compte qui a le plus de voix”. Du coup   ça peut entraîner des résistances et nuire à la perception de légitimité. Typiquement,   je pense pas qu’on soit prêt pour le côté bulletin scolaire du jugement majoritaire,   en particulier pour l’élection présidentielle. Alors vous me direz qu’on peut justement expliquer, changer les habitudes des gens,   faire de la pédagogie comme on dit quand on ne prend pas du tout les gens pour des cons,   mais quand même faut reconnaître que ce côté inhabituel et difficile à expliquer   constitue un vrai obstacle qui pourrait décourager toute velléité de changement. Or, si le but quand on réfléchit à ces questions de scrutin n’est pas   juste d’avoir la satisfaction de se lamenter supérieurement en mode: “Ah si seulement les   gens étaient assez intelligents et raffinés pour percevoir les belles propriétés mathématiques   de mon mode de scrutin préféré”, si le but c’est de proposer une alternative crédible,   qui puisse réellement être soutenue et adoptée dans un futur envisageable, ben il me semble qu’il   faut tenir compte de ce genre de résistance liée à ce que sont, de fait, nos habitudes électorales. En somme, demandons-nous : de tous les modes de scrutin qui évitent les problèmes   du scrutin majoritaire uninominal, notamment les deux problèmes dont je parlais au début,   lequel serait le plus facile à faire adopter en France aujourd’hui ? Lequel constituerait   la proposition la plus réaliste et consensuelle d’alternative ? Pour ça, le mieux ce serait que cette alternative modifie aussi peu que   possible le mode actuel du scrutin, tant dans sa logique que dans son organisation pratique,   tout en ayant un maximum d’effet sur ses propriétés. Bon ça paraît un peu compliqué. En gros l’idée   serait de changer presque rien et en même temps tout changer. En somme, dans l’idéal, cette alternative serait aussi simple   à expliquer que : vous soutenez les candidatures que vous voulez,   et celle qui est soutenue par le plus de personnes remporte l’élection. Ça au moins,   c’est clair. Pas d’histoire de classement, de notation, de petits calculs compliqués, non,   juste : on vote pour soutenir des candidatures, et la majorité l’emporte. C’est propre et net. Eh bah, pourquoi on ferait pas juste ça, en fait ? Ben oui, c’est bien après tout. Mais là vous me direz : mais non ça tu l’as dit c’est nul, c’est en gros notre   façon actuelle de voter ça (bon sauf que nous on fait deux tours pour faire durer le plaisir,   mais le principe général est le même). Sauf que, non, tel que je l’ai dit c’est pas   exactement le même principe. Le point crucial c’est que dans nos scrutins,   vous ne pouvez soutenir qu’UNE ET UNE SEULE CANDIDATURE. Pas moins, pas plus. Mais pourquoi, en fait ? C’est une restriction qui n’a rien d’évident   et il se trouve que la plupart des problèmes que pose le scrutin majoritaire uninominal   à un tour ou deux tours, notamment les deux problèmes dont je parlais au début,   ils viennent en fait surtout de cette restriction : c’est le caractère   UNINOMINAL qui pose problème. (Oui parce que uninominal, ça veut dire “un seul nom”.) Alors on peut être tenté de penser de prime abord que c’est logique, c’est une sorte de   principe en démocratie : “une personne, une voix”. Et effectivement c’est un truc ça,   “une personne une voix”. Mais il me semble que l’idée derrière ce genre   de formule c’était pas de justifier le caractère uninominal des bulletins,   c’était plutôt l’idée d’un poids égal de chacun dans le vote, ce qui effectivement est un principe   démocratique important. Et s’il était permis de soutenir plusieurs candidatures par son vote,   ça ne changerait rien à ce principe : le vote de chacun aurait bien le même poids que   celui des autres. Ce qui est important c’est surtout: une personne, un vote. Or, qu’est-ce qu’un vote est censé exprimer ? On peut dire que c’est censé exprimer une forme   de soutien (d’où la légitimité supposée des personnes qui sont élues : elles sont censées   être soutenues par celles et ceux qui ont voté pour elles). Mais pourquoi donc a-t-on inscrit   en quelque sorte dans le mode du scrutin l’idée qu’on ne peut soutenir qu’une seule candidature ? Notez qu’en contexte ordinaire, apporter son soutien à telle ou telle personne, ou telle ou   telle cause, ça n’exclut pas qu’on puisse aussi soutenir d’autres personnes ou d’autres causes   bien sûr. Soutenir le peuple ukrainien n’exige pas qu’on envoie le reste du monde se faire foutre.   Le soutien n’est pas exclusif, a priori. En fait l’un des rares types de contexte   où l’idée d’apporter son soutien recèle bien cette connotation exclusive, c’est précisément   en politique : si on dit “Ségolène Royal apporte son soutien à Mélenchon”, ça veut très clairement   dire que du coup elle n’apporte pas son soutien à Hidalgo. Le soutien pour l’un est équivalent à un   refus de soutien vis-à-vis de tous les autres. Mais faut bien voir que cette logique excluante   du soutien en politique semble provenir largement du type de scrutin qu’on utilise pour l’élection :   c’est parce que de fait, par son vote, on ne peut soutenir qu’une seule candidature. Mais donc que se passerait-il si on levait cette restriction ? Déjà notez que ça   changerait pas grand chose à la logique et à l’organisation du scrutin. Les gens n’auront   pas à faire un classements des candidats, ni à leur donner des notes ou des appréciations,   et puis on fera pas de calculs compliqués ensuite pour obtenir les résultats, non,   on reste sur le même principe très simple de mettre des noms dans des enveloppes,   puis faire un décompte du nombre de noms. L’unique différence, c’est qu’au lieu d’exiger de mettre   un seul nom dans votre enveloppe, vous êtes libre d’en mettre autant que vous voulez. Et à la fin, la candidature qui est soutenue par le plus de personnes l’emporte. C’est   aussi simple que ça. C’est clair et net, tout aussi clair et net qu’un scrutin à l’ancienne. Pour présenter les résultats sous forme de pourcentage comme on en a l’habitude,   il suffit de prendre, pour chaque candidature,   le nombre de soutien divisé par le nombre total d’électeurs s’étant exprimé,   et ça donne le pourcentage de l’électorat qui soutient cette candidature (c’est-à-dire qui   a mis ce nom dans leur enveloppe en votant). On pourrait appeler ça le pourcentage de soutien.   Et donc la candidature qui aura le pourcentage de soutien le plus élevé l’emporte, tout simplement. Notez que ce système rend très naturel le fait de prendre en compte le vote blanc,   vu que ça apparaît du coup comme un cas particulier de vote : c’est le cas où   vous ne soutenez juste personne. Et ça a bien un certain effet sur le résultat : ça   ne modifie pas l’ordre des candidatures bien sûr, mais ça fait bien baisser le   pourcentage de soutien de toutes les candidatures, ce qui est assez logique. En fin de compte, la candidature qui remporte le scrutin peut faire valoir   qu’elle a le soutien d’une majorité d’électeurs (pas forcément une majorité absolue d’ailleurs,   mais en tout cas tout autre alternative est strictement moins soutenue qu’elle),   et le pourcentage de soutien obtenu pourra refléter ce degré de soutien de   façon relativement fidèle (en tout cas de façon bien plus fidèle que dans un scrutin uninominal   tel qu’on le connaît). Du coup, voilà, ça semble plutôt bien faire le job ce truc. Utiliser concrètement ce mode de scrutin demanderait juste un peu plus de travail   pour le dépouillement puisqu’il y aurait plus de petits papiers à compter, mais à part ça,   c’est exactement la même chose. Je veux dire, du point de vue matériel,   on a déjà tout ce qu’il faut, on peut littéralement mettre en place le truc   dimanche prochain. (Bon par contre d’un point de vue constitutionnel,   oui c’est un peu plus compliqué. D’ici dimanche prochain, c’est un poil court.) Et en fait ça peut même être moins lourd à organiser parce qu’avec ce type de scrutin,   on peut se contenter d’un seul tour. En effet,   l’intérêt d’un deuxième tour est assez limité vu qu’il y aurait beaucoup moins de report de   voix et donc peu de raisons de penser que l’ordre d’un second tour sera différent.   (Ceci dit rien n’empêche de faire quand même deux tours si on y tient vraiment, par exemple   en ne gardant que les deux candidatures arrivées en tête. Pourquoi pas ? Bref.) Ce mode de scrutin dont je vous parle depuis tout à l’heure, il a un petit nom : on l’appelle   le vote par approbation, ou par assentiment. De façon bizarre, on le présente souvent comme un   cas particulier des scrutins à notes, mais où il y aurait du coup que deux notes possibles   pour les candidatures : soit 1, soit 0. Et formellement c’est tout à fait juste,   mais je trouve beaucoup plus naturel et moins effrayant de le présenter plutôt comme je   l’ai fait, c’est-à-dire en disant que c’est exactement comme un scrutin classique, sauf   qu’on enlève l’interdiction de soutenir plusieurs candidatures. C’est pas plus compliqué que ça. Le vote par approbation est globalement très peu utilisé par les institutions politiques ou autres,   mais un petit peu quand même, ça se développe, vous pouvez allez voir sur ce site une liste à   jour par exemple. Mais en fait c’est surtout un mode de scrutin qui est très utilisé par les gens,   tout simplement, dans la vraie vie des gens, oui. Par exemple, vous-même, qui me regardez là,   vous avez très probablement déjà pris part à un vote par approbation, sans le savoir peut-être. Typiquement ça arrive quand il faut choisir une date avec des personnes qui ont des disponibilités   diverses. On procède souvent comme ça : chacun indique ses disponibilités, et à la fin on choisit   la date où un maximum de gens sont disponibles. Eh ben ça, c’est un vote par approbation. Et notez à quel point ça paraîtrait bizarre pour ça de faire un scrutin uninominal. En   gros ça reviendrait à demander aux gens de voter pour UNE ET UNE SEULE DATE. Genre,   c’est TA DATE, si tu la soutiens tu n’en soutiens aucune autre,   eh oui c’est comme ça qu’on vote en France, c’est ça une élection. Bah non, c’est complètement débile de faire ça. Même s’il y a une date   que tu préfères parce qu’elle t’arrange vraiment plus que les autres, ça paraît   naturel d’indiquer plus largement les dates qui te conviennent jusqu’à un certain point,   et qu’on se décide pour celle qui convient à un maximum de gens. C’est clairement un bien   meilleur moyen d’arriver à une décision collective satisfaisante. Pourquoi on l’utilise pour choisir   une date de pendaison de crémaillère et pas pour l’élection présidentielle ? C’est peut-être pas aussi important ? Je sais pas. Et maintenant pour finir, voyons pourquoi ce mode de scrutin, le vote par approbation,   échappe bien aux deux problèmes du scrutin uninominal dont je parlais au début ? Le   premier problème, c’était le spoiler effect : le fait que deux candidatures proches peuvent se   gâcher mutuellement leur chance parce que les voix d’une même partie de l’électorat se retrouveraient   divisées. Il est clair que, dès lors que vous pouvez voter pour plusieurs candidatures,   cet effet va s’estomper largement. Une candidature de plus ne va plus faire mécaniquement baisser le   soutien aux candidatures voisines (ou seulement de façon marginale) puisque   chacun peut apporter ou non son soutien à cette candidature supplémentaire sans avoir à retirer   le soutien porté aux autres. Chaque soutien est en quelque sorte indépendant des autres. Du coup, la nécessité d’une candidature unique pour rassembler un camp politique (ce qui   revient en fait à essayer d’éliminer tous vos rivaux du même camp), ça devient beaucoup moins   déterminant pour qu’une candidature issue de ce camp ait une chance de l’emporter. Et   tant mieux : ça veut dire que les chances de victoire dépendront davantage des préférences   effectives des gens que du succès des manoeuvres internes et des tractations entre les partis. Et notez aussi que ça change du même coup les incitations des partis et des candidats. En tant   que candidat, vous n’avez pas autant besoin de convaincre les gens qui soutiennent des   candidats proches de vous politiquement de NE PAS voter pour eux : vous avez surtout besoin   de les convaincre de voter AUSSI pour vous. Et ça me semble une incitation plus saine. Le deuxième problème du scrutin uninominal, c’était celui du vote stratégique qui empêche   d’exprimer ses préférences réelles. Là aussi, encore plus clairement, le vote par approbation   permet d’éviter ce problème. Notez qu’il reste bien une dimension stratégique en fait. En gros   on va se demander: “Est-ce que j’apporte mon soutien seulement aux candidats qui sont   réellement proches de mes idées politiques (à supposer qu’il y en ait), même si leur chance   de l’emporter sont quasi nulles. Ou est-ce que j’inclus aussi dans mon soutien les candidatures   que je déteste le moins parmi celles qui ont une chance de l’emporter, parce que je crains sinon   que ce soit une autre bien pire qui l’emporte.” Ça, ça reste une décision stratégique : en gros,   où je trace la limite de mon soutien étant donné qui est ou non en position de gagner ? Mais   l’avantage du vote par approbation, c’est que cette dimension stratégique ne pourra   en aucun cas vous pousser à abandonner votre vote de conviction : s’il y a des candidatures   qui représentent vos idées politiques, vous les soutiendrez quoi qu’il arrive,   la question c’est seulement de savoir si vous allez soutenir AUSSI des candidatures au-delà. Bon, c’est là où certains peut-être vont regretter qu’il n’y ait pas de moyen d’exprimer l’intensité   de son soutien, bien sûr, mais bon si on commençait à entrer là-dedans on reviendrait   à des modes de scrutin plus compliqués à mettre en place avec des classements ou des notes et du coup   un calcul plus complexe pour le résultat. Encore une fois, on ne cherche pas la méthode la plus   satisfaisante absolument parlant, ou celle ayant les plus belles propriétés, on cherche juste une   méthode simple, claire et qui résolve efficacement les principaux problèmes du scrutin uninominal. Et donc voilà, le vote par approbation, qui consiste seulement en fait à lever   la restriction “uninominal”, ça me semble le compromis le plus prometteur, l’alternative la   plus réaliste parmi les plus souhaitables. Typiquement, si on devait organiser un vote   cette année pour choisir un mode de scrutin parmi tous ceux dont j’ai parlé jusque là,   je pense que le vote par approbation pourrait emporter une majorité de soutien. Autrement dit,   je pense que le vote par approbation serait vainqueur dans un vote par approbation. Eh ouais, c’est méta, et c’est circulaire mais c’est souvent le cas quand on se pose ce   genre de question qui est assez intéressante, on pourrait appeler ça des question de méta-scrutin,   c’est-à-dire de scrutin portant sur le choix d’un mode de scrutin. D’ailleurs dans le même genre, est-ce que le scrutin majoritaire uninominal remporterait   un scrutin majoritaire uninominal contre les alternatives dont j’ai parlé ? C’est pas clair,   mais peut-être bien que oui grâce à la division des voix entre toutes les alternatives,   justement. D’ailleurs, vous vous êtes peut-être fait la réflexion   tout à l’heure quand je soulignais qu’un des problèmes pour sortir du scrutin uninominal,   c’est qu’il y a PLEIN d’alternatives et que, du coup, il est difficile de s’entendre sur   UNE alternative. Mais pourquoi cette exigence de s’entendre sur UNE ET UNE SEULE alternative   en fait ? La multiplicité des alternatives ne devrait pas forcément être perçue comme   un obstacle, parce que de fait ça n’en est pas un, par exemple, dans un vote par approbation. Bien sûr, s’entendre sur un mode de scrutin ça reste une affaire compliquée à plus d’un   titre. On pourrait appeler ça le problème du méta-scrutin : selon quel mode de décision   collective décider collectivement d’un mode de décision collective ? (Je vous laisse une   seconde pour remettre les mots dans l’ordre.) Il semble que le côté circulaire de la réponse soit   quasiment inscrit dans la question. Mais pour autant toutes les réponses ne se valent pas,   et il me semble que le vote par approbation est une proposition qui, dans l’état actuel   des choses, présente un intérêt particulier et mérite d’être beaucoup mieux connue. D’où cette petite vidéo. (Enfin non, pas si petite en fait.) D’ailleurs tenez, avant de se quitter, essayez d’imaginer pour la présente élection,   comment vous voteriez si c’était un vote par approbation et non un scrutin uninominal à deux   tours. Comment vous traceriez cette limite entre celles et ceux que vous soutenez et celles et   ceux que vous ne soutenez pas ? Si vous voulez répondre et que vous avez une minute pour ça,   vous trouverez un petit sondage informel dans le commentaire épinglé ou dans la description. (Eh   ouais ça faisait longtemps que j’avais pas fait un sondage, c’est quand même l’occasion là.) Et je   regarderai les résultats sur Twitch quelques jours après la sortie, ça pourrait être intéressant ! Merci d’avoir regardé cet épisode et merci à toutes celles et ceux qui me soutiennent   sur les plateformes de don, vous êtes toujours ma principale source de rémunération et toutes   ces vidéos n’existeraient pas sans vous. On se retrouve bientôt pour une nouvelle vidéo,   en attendant, portez-vous bien, et comme disait Giscard : I’ll be back.

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