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Pourquoi on ne peut pas imprimer plus de billets ?

Pourquoi on ne peut pas imprimer plus de billets ?

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pourquoi n’impriment-ils pasjuste plus de billets comme le font d’autres pays ? parce que pour ça, il faudrait déjàqu’ils aient des économies qui le leur permettent. Je vous explique. – En situation conjoncturellerelativement difficile, l’État peut imprimer des billetspar la banque centrale. C’est-à-dire qu’en gros, l’État injecte des liquidités dans l’économie pour pouvoir freiner un ralentissement ou pour pouvoir relancer l’économie. De l’argent sorti de nulle part. Comme ça ! Et c’est ce que font les États-Unis ou encore l’Union européenne depuis la crise de 2008. Ce qui leur permet par exemple : d’effacer leur dette publique. Mais s’ils le font, c’est parce qu’ils ont des économiessuffisamment robustes pour créer des billets sans forcément avoirla richesse “réelle” nécessaire. Prenons le cas des États-Unis, qui sont en plus la première puissance mondiale. Cette position leur donnela possibilité de créer une monnaie qui est utiliséepar tous les pays du monde. Ça veut dire que quandils ont à rembourser leur dette, ils remboursent leur dette avecleur propre monnaie qu’ils créent. Et donc, Eh bien,les Africain·e·s le peuvent aussi et d’ailleurs ils le font. C’est le cas en Algérie, récemment dans les pays membres de la CEMAC [Communauté économiqueet monétaire de l’Afrique centrale] ou encore au Zimbabwe, sous sanctionséconomiques depuis des années. Mais comme l’expliquele socio-économiste Ze Belinga, ces injections sont dangereuses et ne permettent pas de relancersuffisamment les économies africaines, pour une simple raison : C’est que souvent pour relancervotre économie, vous allez importer une partie des bienspour transformer votre économie et ces importations vous n’allez pas les payeravec votre monnaie que vous avez créée. Vous allez les payer avec des devises,d’accord ? Avec de la monnaie étrangère.Et cette monnaie étrangère, il faudra que vous l’ayez gagnéepar vos exportations. – Or l’Afrique importe trop, transforme peu et se contente d’exporterses matières premières sans valeur ajoutée. Ce qui nous emmène au problème fondamental : Notre problème n’est pas d’abordet simplement un problème de liquidités, Pour mieux comprendre,prenons un exemple : le Nigeria, la première puissance économique du continent. C’est aussi le plus grand producteur de pétrole brut en Afrique. En 2017, il a exporté du pétrole brut pour 46,8 milliards de dollars. Sauf que la même année, le même Nigeria a importé du pétrole raffiné Pourquoi le plus grand marché africain préfère vendre son pétrole à l’état brut pour ensuite le racheter transformé ? Pourquoi ne le transforme-t-il pas suffisamment sur place pour satisfaire d’abord ses besoins et ensuite, revendre le reste avec de la valeur ajoutée ? Réponse : C’est-à-dire que nous sommes capablesde produire ce dont les autres ont besoin mais jamais ce dont nous-mêmesavons besoin. C’est cette rupturequi est indispensable. Mais ce sera aussi une rupturedans la pensée. Et la plupart des pays africains fonctionnent comme ça notamment avec leurs partenaires chinois, européens ou américains. Leurs économies locales ne seraient même pas capables d’absorber trop de liquidités. Et ça pourrait faire augmenter les prix de manière catastrophique. – On a des économies dontla valeur ajoutée manufacturière, en gros le niveau d’industrialisation,est très faible. Ça veut dire que si on injecte aujourd’huibeaucoup d’argent, ça ne va pas forcément entraînerune augmentation de la production. Ça va simplement faire un afflux de consommation jusqu’à ce qu’il n’y ait plus assez de produits [à consommer] Vous ne saisissez toujours pas ? Prenons un autre exemple. La Côte d’Ivoire est le premier producteur de cacao au monde. Pourtant, le chocolaty est moins transformé et moins consommé que dans les pays où il l’exporte. En 2017 par exemple, un·e Ivoirien·ne a mangé en moyenne 500 grammes de chocolat contre 3,6 kilos pour un·e Français·e. Et dans les rayons d’Abidjan, les chocolats suisses [Nestlé et Lindt] sont vendus et achetés deux fois plus cher que les chocolats produits en Côte d’Ivoire [Monchoco, Instant Chocolat]. Donc, non seulement il n’y a pas une culture de consommation du chocolat mais en plus, le faible marché qui existe est envahi par des chocolats importés. Et le comble, c’est que ce sont en réalitédes géants étrangers qui achètent et exportentla plus grande partie des fèves de cacao pour les transformer ailleurs,au grand dam des exportateurs locaux. Pour Martial Ze Belinga, cela prouve que le système est simplement défaillant. Quand ils ont besoinde nos matières premières, le cours des matières premières augmenteet on croit qu’on a de la croissance, on n’a pas de la croissance, on est de bons esclaves. Et puis quand ils n’en ont plus besoin,les cours des matières premières diminuent, on pleure, on dit : “Ah mais c’est dommagemais c’est les matières premières”. Évidemment, c’est le modèle. Un modèle qu’il faut changer pour l’économiste camerounais, en dopant le marché intérieur au lieu de chercher des solutions post-COVID à court terme. Nous avons des économies qui sontfondamentalement des économies taillées pour les besoinsde l’extérieur. et c’est de ça qu’il est question. Non pas seulement de discuter en disant :“On va faire des industries”. Il faut vraiment repenser totalementle processus de transformation parce qu’on n’aura pas les industriesdu XIXe, du XXe siècle, c’est fini ! En commençant par le secteur agricole. Car en 2017 toujours,l’Afrique dépensait encore pour importer du riz, du sucreou encore des huiles végétales. Alors même que l’Afrique possède 60% des terres arables non exploitées du monde. Une mine d’or, selon la Banque africaine de développement. Et par ailleurs, qui sortent en flux financiers illicites. Donc, si avec tous ces éléments-là,on n’a pas de quoi faire, mais c’est à désespérer ! Et vous, pensez-vous quele logiciel économique africain Dites-le nous en commentaires. La même question pourrait être posée concernant le logiciel sanitaire. Pour en savoir plus, cliquez là ! Pour vous abonner à notre chaîne AJ+ français, cliquez là !

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