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Comment lutter contre l’inflation actuelle ?

Comment lutter contre l’inflation actuelle ?

Quelles sont les 3 causes de l’inflation ? Les principaux facteurs structurels en faveur de l’inflation sont : Qui contrôle l’inflation ? La conduite quotidienne de la politique monétaire revient toutefois au Conseil de direction de la Banque. La cible de maîtrise de l’inflation oriente les décisions de la Banque sur l’établissement du taux directeur, qui vise à préserver la stabilité des prix à moyen terme. Où placer son argent en 2022 inflation ? En 2022, certains placements, comme l’or, l’immobilier locatif ou des actifs décorrélés vous protégeront de la hausse des prix. Les placements sur le marché des actions ou des obligations doivent être maniés avec prudence. Où placer 100.000 euros en 2022 ? Pour investir 100 000 euros en 2022, l’assurance-vie est le placement le plus recherché. L’assurance vie individuelle offre l’avantage de récupérer intégralement le capital que vous avez investi, c’est le principe du fonds en euros. Quelles sont les conséquences positives de l’inflation ? Si l’inflation a toujours, à long terme, des effets négatifs, elle peut avoir, à court terme des effets positifs. ➢ Les effets positifs : – allège la dette des débiteurs (par exemple, celui qui a emprunté pour acheter un logement). – profite à ceux qui bénéficient de revenus indexés sur l’inflation.

Pourquoi remonter les taux pour lutter contre l’inflation ?
Où placer son argent en cas d’inflation ?
Comment profiter de l’inflation pour s’enrichir ?
Où investir quand les taux montent ?
Qui s’enrichit pendant l’inflation ?
Où placer son argent en 2022 ?

Pourquoi remonter les taux pour lutter contre l’inflation ?

En temps normal, si l’inflation est trop élevée en raison d’une demande plus forte que la quantité de biens et de services disponibles, nous pouvons augmenter les taux pour rendre le crédit plus cher.21 juil. 2022

Où placer son argent en cas d’inflation ?

Une autre manière de préserver son capital des mouvements inflationnistes est d’investir dans l’immobilier. Les solutions locatives comportent des conventionnements de loyers sur l’inflation, et notamment sur l’ Indice de Référence des Loyers (IRL) pour les dispositifs Pinel ou Loueur Meublé Non Professionnel (LMNP).

Comment profiter de l’inflation pour s’enrichir ?

Dans cette optique les livrets deviennent encombrants. L’idée est simple. Avec un taux d’inflation avoisinant les 3%, mieux vaut éviter de se ruer les livrets bancaires, comme le livret A et le livret de développement durable et solidaire (LDDS). Il en va de même pour les LEP et tous les autres livrets du même acabit.24 août 2022

Où investir quand les taux montent ?

La solution la plus simple est de passer par l’achat de parts de Société Civile de Placement Immobilier (SCPI) , en acquérant des titres de patrimoine immobilier liés aux entreprises. Vigilance et prudence sont de mise, car le risque de défaut des sociétés est réel pendant la crise et la valeur des parts peut baisser.

Qui s’enrichit pendant l’inflation ?

Les « gagnants » sont ceux qui ont accès à ces liquidités surabondantes : les banques, les assurances (et réassurances), les opérateurs immobiliers, les fonds d’investissements, les fonds spéculatifs (ils ne se sont jamais portés aussi bien), les (grandes) entreprises dont le taux de rendement est supérieur à l’ …9 janv. 2022

Où placer son argent en 2022 ?

Placer son argent : 8 placements pour investir en 2022


la banque mondiale puis le cde ont publié hier des prévisions de croissance revues à la baisse l’organisation pour la coopération et le développement économiques prévoit désormais une croissance du produit intérieur brut mondial de 3% cette année soit un point et demi de moins que prévu en décembre l’inflation elle est désormais prévue pour durer et devrait culminer dans les pays de l’ ocde à huit et demi pour cent cette année ce qui serait un plus haut annuel depuis près de 35 ans inflation le mot est partout désormais et recouvre une réalité que chacun peut éprouver alors d’où vient cette inflation les comparaisons avec d’autres périodes de crise sont elles pertinentes pourquoi certains parlent de stagflation quand d’autres écarte ce risque que peuvent les gouvernements que peuvent les banques centrales alors que la bce se réunit aujourd’hui et comment qualifier la période que nous vivons marquer avant tout par l’incertitude liée à l’évolution de la guerre en ukraine avec nous ce matin eric monnet bonjour vous êtes directeur d’études à le hss professeur à l’école d’économie de paris lauréat du prix du meilleur jeune économiste 2022 prix créé par le monde et le cercle des économistes vous travaillez sur l’histoire de l’économie vous avez signé il ya quelques mois au seuil la banque providence démocratiser les banques centrales et la monnaie avec nous aussi xavier timbeau bonjour à vous bonjour économiste et directeur principal de l’eps oratoire français des conjonctures économiques vous avez publié et xavier timbeau fin mai avec le département analyse et prévision de l’ofce eu un rapport intitulé l’économie mondiale sous lé choc rapport dans lequel vous rappelez bien que l’invasion de l’ukraine par la russie est venue amplifier l’augmentation des prix énergétiques et alimentaires ça avait commencé avant mais ça prend une autre dimension avec la guerre oui tout à fait d’abord ça prend effectivement une autre dimension avec la guerre avec des augmentations spectaculaire des prix de l’énergie en tout cas elles ont été spectaculaires au moment du début du conflit mais quand on prend un tout petit peu de recul et qu’on regarde ce qui s’est passé en 2021 la fin de l’année 2021 et donc en 2022 on voit qu’effectivement un événement marquant c’est cette hausse des prix de l’énergie qui a commencé depuis septembre alors c’est avant le conflit donc on pourrait se dire ça n’a pas de lien avec le conflit en fait il apparaît et c’est des choses qui remonte dans certaines études qui ont été produites récemment que la russie avait commencé à mettre sous tension en quelque sorte le système gazier européen en honorant que les contrats qu’ils étaient des contrats de long terme et en ne fournissant plus le surplus de gat et et sa sert a conduit à d’abord obliger les pays européens a plutôt de déstocker et du gaz et puis d’autre part ça a conduit à une hausse des prix et on se retrouve effectivement dans un mécanisme qui est véritablement un mécanisme d’oser prix d’énergie avec des conséquences en cascade qui sont liées à des décisions qui étaient probablement pas très opportune qui était d’indexer beaucoup de choses sur le prix spot du gaz c’est à dire le prix qui est fait par ces échanges ces derniers échanges marginaux sur lesquels justement la russie a plutôt plu et est donc on se retrouve dans une situation où non seulement on a une augmentation du prix du gaz sur le marché le marché immédiat mais en plus on a une transmission très rapide de cette hausse du prix à l’ensemble des contrats de gaz mais aussi de d’électricité et et d’autres formes d’énergie et avec des conséquences qui sont celles qui correspondent aux prévisions que vous avez cité 2 de l’os et de la banque mondiale d’une diminution du pipe sur l’année 2022 qui pourrait être entre un ennemi 2% quelque chose nous qui est tout à fait considérable inflation donc tiré par l’énergie et par l’alimentation les produits alimentaires agricoles là aussi d’ailleurs ça avait commencé avant et un changement un changement de discours xavier timbeau au sein des organisations internationales où on est passé de ses passagers cette inflation à ça va durer alors c’est assez intéressant ce changement de discours parce que effectivement vous avez raison des institutions internationales les banques centrales en particulier ont changé de discours parce que ben il se passe une chose c’est que elles tiennent ce discours depuis un petit moment en fait elles ont commencé à tenir ce discours à la sortie de la crise sanitaire quand l’appareil productif a été sous tension et qui a eu un certain nombre de tensions inflationnistes mais qu’on espérait temporaire et puis le conflit en ukraine l’attend a commencé à la fin de l’année 2021 ils sont explicites en 2022 avait classé tracy à nouveau une explosion des prix ce qui fait que voilà le permanent le temporaire pardon s’installe et donc il devient de plus en plus difficile de dire ça va passer tout seul il il va un petit peu de la crédibilité aussi des institutions qui sont en charge de la manne et alors ceci étant dit je pense malgré tout quand on essaie de lire entre les lignes ou quand on discute avec eux en off que le scénario du fait que cette inflation est plutôt temporaire restent leur scénario principal même s’ils ne peuvent plus trop le dire publiquement parce que ça tournerait un peu au ridicule mais malgré tout ils ont quand même toujours en tête le fait que ça va redescendre tout seul leur scénario principal ou en tout cas leur leurs espoirs on va dire eric monnet on lit on entend beaucoup concertés ces dernières années des habitués des habituels l’inflation est ce que c’est vrai est ce que si on se passe si on se place sur un temps plus long c’est la faible inflation sur la durée qui est plutôt exceptionnelle tout à fait on a vécu on me disait à 20 30 années de faible inflation basse voire très basses en ce qui concerne les cinq dernières années avant la crise bon la pandémie eon et ça s’est relativement exceptionnel il ya peu il faut remonter au 19e siècle pour avoir plusieurs décennies comme ça sans son inflation au contraire sur au long du xxème siècle on a plutôt eu des moments avec des forte inflation alors lié à la fin des guerres par exemple ou dans l’est dans les années 70 avec des causes qui ressemble une certaine manière à ce qu’on voit aujourd’hui c’est à dire d’abord le côté énergétique on retrouve j’étais récemment en parlait et puis ce qu’on peut appeler une désorganisation de l’économie et là c’est pas un hasard si tout ça survient à deux années de confinement ça c’est que la demande comme après une guerre remontent très fortement et par ailleurs les chaînes d’approvisionnement les chaînes logistiques sont désorganisés au niveau mondial et on voit là toutes ses complexités dans ce que vous aviez tamo nommé la cascade de l’inflation comme sur les engrais sur les palettes les emballages et tout ça est lié d’un point de vue mondial qui a des impacts sur les prix des fruits des fruits et légumes notamment alors justement cette série cette succession de chocs vous venez de répondre en partie eric monnet mais at-elle un précédent certains font des parallèles avec d’autres moments de crise est-ce que c’est pertinent est ce que regardent et justement l’histoire économique nous aide à mieux comprendre ce qui se passe aujourd’hui ce qu’on sait en regardant les épisodes passés l’inflation c’est que l’inflation s’est toujours reflète des conflits sociaux importants dans les épi d’inflation il ya des perdants et des gagnants donc il ya des choix politiques qui vont être importants et qui vont déterminer en grande partie qui seront les principaux gagnants qui seront les palais princier au pardon alors pour le dire un peu rapidement c’est simple mais ça devrait si les salaires augmentent avec l’inflation les seuls à les salariés ne vont pas être perdus si les salles à si les salaires n’augmentent pas les salariés vont principalement être les plus grands perdants une crise inflationniste en partie si l’inflation continue à augmenter mais les salaires augmentent également là c’est plutôt ceux qui ont plus d’epargne l’epargne la valeur de l’épargné elle va diminuer donc il ya vraiment ce choc et ceux des conflits sociaux sont importants et on voit d’ailleurs que ça se manifeste dès aujourd’hui et là c’était quelque chose qu’on voyait par exemple loisel 70 dans les années 70 les syndicats tout de suite construisait des indices de prix des indices d’inflation qui était alternatif autre que celui de l’état pour montrer qu’en met les des individus les ouvriers par exemple je ne subis sipa le même taux d’inflation donc ça peut créer aussi c’est une inflation des moments de manque de confiance de défiance importante en important dans l’état et ça c’est facile ça qu’il faut agir et nous y reviendrons tout à l’heure xavier timbeau tout de même si on remonte justement au premier choc pétrolier à ses conséquences en 75 la france est en récession et l’inflation est quasiment à 12% donc tout de même on n’y est pas aujourd’hui on n’est pas dans cette situation là non on n’est pas dans cette situation là vous avez vous avez raison de le répéter parce que il ya un côté anxiogène avec la situation et on peut imaginer des scénarios plus positif mais c’est évidemment un épisode qui nous revient en tête et pour reprendre ce que ce que disait eric sur le conflit dans l’inflation il ya une partie de conflits internes c’est celui auquel eric faisait référence entre les salariés les producteurs les consommateurs en fait tous ceux qui détiennent des contrats et ils sont nombreux parce que dans une économie complexe les contrats les chaînes de contrats ne sont pas qu entre le salarié et son employeur elles sont entre les producteurs dans les chaînes de production elles sont entre les producteurs et leurs consommateurs qui peuvent être leurs salariés par ailleurs donc on peut avoir aussi des des individus qui sont dans des conflits d’intérêt l’inflation d’un d’un une partie de la journée ils gagnent à l’inflation une partie la journée il perd là l’inflation et ce qui les conduit à des as des as des as des raisonnements il ya des réactions qui peuvent être parfois un peu curieuse mais il ya une dimension qu’il ne faut pas négliger dans cette situation là qui est la partie conflits géopolitiques en fait c’est à dire le transfert qui est opéré des pays consommateurs ici d’énergie c’était le cas aussi en 73 vers les pays producteurs est souvent les économistes en tout cas en 73 des économistes se disait bon ok ça c’est un transfert dont il ya beaucoup d’argent qui va partir des pays producteurs de consommateurs pour aller vers les pays producteurs mais les pays producteurs vont consommer et donc en fait globalement l’activité devrait pas être changées et en fait on s’aperçoit que c’est pas du tout cas parce que c’est un afflux important immédiat de revenus pour les pays producteurs qui généralement n’ont pas la capacité de le dépenser donc ils l’epargne et ça provoque une récession dans le pays consommateurs et c’est effectivement ce qui est en train de se produire alors à une échelle peut être moindre que 73 mais avec cette combinaison d’inflation et de réduction de l’activité qui est précisément celle qui met les banques centrales dans une situation très difficile parce que l’instrument des banques centrales pour réduire l’inflation c’est de ralentir l’économie il est dans un moment où l’économie ralentit à cause de ce conflit de répartition entre consommateurs et producteurs d’énergie il est difficile pour la banque centrale de rajouter un ralentissement de l’économie qui va être difficilement compréhensible par les pays consommateurs on va on va parler de la banque centrale évidemment ce qu’il faut quand même aussi précisé peut-être eric monnet c’est que toutes les économies ne sont pas touchées de la même manière la même ampleur quand on parle d’inflation aujourd’hui par exemple en turquie on est à plus de 70% en pologne à plus de 12% en france alors on parlera plus spécifiquement de la france après 8 heures mais on est à un peu plus de 5% est-ce que ça tiens juste à la réponse des états où est ce que ça tient au niveau d’exposition des différentes économies aux causes de l’inflation les deux donc à la fois la manière dont ces économies sont dépendantes par exemple par celles à la turquie ou des pieds africains sont plus dépendantes encore que nous de la russie où surtout de l’ukraine avec l’anthropologue l’air et deuxièmement effectivement ça donne ça tient à la capacité des états de réagir d’avoir des mesures de politiques budgétaires ou de contrôler les prix qui permet d’amortir le choc une fois que c’est très important ce que vous rappeler qu’aujourd’hui l’inflation est forte en europe c’est un vrai progrès un vrai problème mais dans d’autres pays du monde c’est un problème encore beaucoup beaucoup plus fort qui peut entraîner des conséquences sociales encore plus important plus importante si on le voit notamment en afrique à la fois des pénuries et des primes de crise alimentaire contre les crises alimentaires en ce moment il ya des endroits où c’est déjà une réalité xavier timbeau on dit que l’inflation aux états unis n’est pas de même nature que celle que l’on connaît en zone euro par exemple est-ce que vous pouvez nous expliquer ça oui et il en fait j’aurais envie de rajouter un troisième facteur à ce qu’elle veut tailler eric vous avez évoqué c’est à dire et à la fois l’exposition est ce que vous consommez plus ou moins de gaz est ce qu’on peut consommer plus ou moins de blé est ce que votre blé plus tôt en provenance d’ukraine où est ce que vous êtes plutôt en capacité de production les mesures qui sont prises par les gouvernements pour réagir mais il ya aussi d’un certain d’une certaine façon les institutions et la situation du pays parce que quand quand le conflit de répartition se déclenche le point de départ dans le conflit des répartitions et les modes de réaction la façon dont les salaires sont indexés et la façon dont les prestations sont indexés dont le salaire minimum est formé le la capacité des entreprises à pouvoir passer leurs prix sur le marché c’est à dire le degré de concurrence qu’il existe qui va plus ou moins les limites et tout ça sont des éléments qui vont faire que le même choc ne va pas avoir les mêmes conséquences si vous êtes dans un pays où il ya beaucoup d’indexation par exemple c’est des choses qu’on a qu’on n’a pas toujours en tête mais en belgique ou au luxembourg où les salaires sont indexés sur l’inflation de façon automatique donc on peut imaginer que si cette situation d’inflation persiste la belgique et le luxembourg vont connaître une inflation qui va être plus rapide parce que comme les salaires sont indexés il va y avoir tout de suite la mise en route de cette fameuse boucle prix-salaires mai aux états unis les entreprises ont un pouvoir de marché qui est bien plus grand et donc ça leur permet de pouvoir passer dans les prix très rapidement en tout cas les hausses de coûts alors l’os et des oeillères a insisté sur l’incertitude qui entoure les prévisions donc qui on est et qui ont été publiés si on parle d’incertitude dans votre essai que je citais au début eric monnet vous rappeler que l’un des rôle des banques centrales et de réduire l’incertitude l’objectif de stabilité des prix en fait partie alors précisément la banque centrale européenne se réunit aujourd’hui et ce qui va être annoncé très attendu on va semble-t-il vers une augmentation des taux directeur en juillet alors d’abord peut-être qu’il faut nous expliquer nous rappeler un peu concrètement ce que ça veut dire augmenter les taux alors augmenter les taux c’est le taux auquel la banque centrale que la banque des banques centrales européens europe prête aux banques donc ce taux-là ensuite les banques répercutent à soi aux ménages ou aux entreprises auxquelles elles prêtent donc en gros si les taux sont très bas c’est ce qu’on appelle l’argent facile l’argent gratuit on peut beaucoup emprunté plus facilement qu’on consomme et un vestiaire et donc l’économie va être en augmentation augmentation production si la banque centrale augmente les taux là il peut y avoir un coup d’arrêt que la sécu ce qu’a annoncé ce sera sont pas trop forts l’augmentation va être très très minime notamment parce que les banques centrales aujourd’hui suite à d’abord la crise de 2008 et ensuite la pl pandémie ont acheté énormément de dette publique donc les banques centrales ne peuvent pas augmenter très rapidement les taux puisque ça risquerait de créer une crise de la dette publique voire une crise une crise financière donc les banques centrales doivent composer avec cet autre point qui est très important c’est la dette publique et doit composer aussi avec un troisième point qui est la crise environnementale la crise énergétique qui complètement partie prenante de ce qui se passe aujourd’hui et on sait très bien que résoudre l’inflation à court terme c’est important mais si on ne résout pas la crise énergétique tous les phénomènes auxquels fait face aujourd’hui les sécheresses les aléas climatiques vont être encore pire si serait encore plus dur pour le problème d’inflation de pouvoir d’achat donc la banque centrale n’a vu un extrait trois composantes l’inflation là des publics la crise énergétique donc danser annoncent qu’elles sont ou de faire aujourd’hui il aura la hausse des taux d’intérêt mais quelque chose qui a été important et est longue christine lagarde a parlé la semaine dernière c’est aussi éventuellement la banque centrale pourrait appliquer des taux différents donc des taux dont on en parlait des taux d’intérêt différents suivant les activités auxquelles la banque centrale prêterait et inciterait les banques à prêter donc ça voudrait dire en gros que la banque centrale ferait en sorte que certains types de crédits d’emprunts seraient plus cher mais par contre emprunter pour financer des investissements pour la transition énergétique c’est vraiment un choix là pour pour flécher un petit peu en fait voilà exactement pour flécher ce qui pose des questions très important donc là aussi on revient à des choses qui ont été utilisés dans l’histoire mais ce qui pose la question de la coordination certes la banque centrale ne pas faire ça tout seul peut pas tout seul décider voilà les activités qui sont bonnes pour la transition énergétique et tout donc ce qui pose la question du contrôle parlementaire et la coordination avec d’autres instances de la politique de la soie la transition énergétique et nous pourrons en reparler mais d’abord xavier timbeau pour rester sur cette question d’augmentation des taux ça fait quand même des semaines des mois qu’il ya des débats là dessus de ce qu’il aurait fallu le faire plus vu plutôt est ce qu’il faut le faire maintenant est ce qu’il faut ne pas le faire maintenant qu’elles sont un peu en complément de ce que vient de nous dire eric monnet finalement les arguments pour les arguments contre les arguments pour c’est que en fait les banques centrales sont dans une situation où les particuliers la bce où elles ont une politique monétaire très expansive avec des instruments non conventionnels et des taux d’intérêt qui sont très très bas et là elles sont prises de court parce que cette apparition l’inflation est très brutal et donc les met dans une situation où elles ont une politique monétaire très expansive et beaucoup d’inflation ça veut dire quoi politique monétaire expansive ça veut dire taux d’intérêt très bas très très bas enfin même plus que très bas puisqu’ils gagnent quasiment bien les intérêts pratiqués par les banques centrales mais et donc du coup bah on on peut pointer le doigt vers la banque centrale en dix ans mais en fait si l inflation c’est à cause de vous parce que vous avez maintenu votre politique monétaire de taux d’intérêt très bas trop longtemps et donc elles sont un peu prise prise par le par la situation mais pris sur le fait et obligé d’au moins normalisé normalisé ça veut dire ramener leur taux d’intérêt à quelque chose de normal pour pouvoir dire non non c’est pas nous qui sommes responsables de l’inflation donc voilà est ce qu’il ya des arguments contre c’est de dire ah oui mais cette inflation et cette incertitude elle n’est pas du tout dans le domaine économique elle est dans le domaine géopolitique le l’augmentation des prix de l’énergie il est quand même lié à ce que fait la russie sur le marché du gaz et ça c’est pas le domaine des banques centrales elles n’ont pas d’instrument pour agir là dessus elles peuvent pas réduire cette incertitude là ça c’est une certitude qui est entre les mains des stratèges et et la russie d’une certaine façon dont on peut rien y faire et si la banque centrale réagit maintenant en fait elle va rajouter à la récession qui se profile le ralentissement de l’économie mais qui finalement n’est pas nécessaire puisque il ya déjà une récession qui se produit donc qu’est ce que vous voulez de plus voilà donc ça c’est ses skis mais les banques centrales dans cette situation un peu compliquée d’un côté des gens qui les accusent ah c’est votre faute si l inflation et l’autre côté des gens qui disent mais vous allez rajouter à la récession un petit peu de récession par dessus parce que vous avez une doctrine qui n’est pas parce qu’il n’est pas applicable dans cette situation en fait ne voyez pas la réalité d’autres doutent d’où l’importance aussi quand même de se poser la question d’où vient cette inflation est essentielle cause parce que du coup la réponse évidemment en dépend aussi vous restez avec nous avec javier timbeau directeur principal de l’observatoire français des conjonctures économiques et eric monnet directeur d études à l ehess professeur à l’école d’économie de paris nous vous retrouvons dans 20 minutes après le billet politique précédé du journal qui arrive puisqu’il est 8 heures il est buteur vingt-et-une et nous retrouvons nos invités eric monnet directeur des tilal le ssf professeur à l’école d’économie de paris lauréat 2022 du prix du meilleur jeune économiste créé par le monde et le cercle des économistes vous travaillez sur l’histoire de l’économie vous avez signé il ya quelques mois au seuil la banque providence démocratiser les banques centrales et la monnaie et xavier timbeau toujours avec nous également directeur principal de l’observatoire français des conjonctures économiques nous parlons ce matin avec vous de croissance et d’inflation au plus tôt de baisse de la croissance et de hausse de l’inflation sur la base de tous les chiffres toutes les prévisions qui s’enchaînent vous nous avez rappelé avant bitter que l’inflation que nous connaissons ne datait pas de la guerre en ukraine mais que celle-ci l’accentuer en augmentant les prix énergétiques et alimentaires nous parlions avant le journal de la banque centrale européenne qui se réunit aujourd’hui et qui devrait donc confirmer une première augmentation dès le mois de juillet de ses taux directeurs vous nous disiez xavier timbeau finalement les armes au diamant pur et les arguments contre cette décision vous nous dit aussi qu’on pouvait interrogé finalement l’adéquation ou pas de la réponse avec les causes de l’inflation finalement une réponse économique à une inflation qui a des causes géopolitique ce qui m’amène à cette question pour vous aussi eric monnet finalement cette décision de la bce d’augmenter ses taux est ce que c’est une mesure technique ou est ce que c’est une mesure politique c’est pas une mesure technique la banque centrale européenne fait de la politique monétaire donc c’est toujours qu’il faut de politique c’est des choix c’est des fois par rapport aux objectifs qu’elle à sakal la banque centrale européenne a deux objectifs le premier c’est de maintenir la stabilité des prix donc éviter une trop grande inflation ça on en parlait tout à l’heure donc là elle se retrouver un petit peu coincé effectivement elle doit agir ou envoyer des signaux qu’elle prend ça sérieusement puisque c’est un de ses objectifs deuxième objectif qui est souvent moins connus – rappeler c’est que le doit aussi soutenir l’ensemble des politiques générales de l’union européenne donc cet ensemble de politique générale recouvre énormément de choses la politique sociale la politique environnementale on en a parlé donc là la banque centrale européenne va devoir justifier qu’elle commet l arbitre entre entre ces différents objectifs comment elle lutte contre l’inflation tout en évitant de casser l’économie européenne de créer des crises de dettes publiques etc de d’amplifier la crise environnementale oui notamment et c’est en ça donc c’est quand même que c’est même très policé toujours en 8x politique l’édition de centrales sont toujours politique c’est des arbitrages entre voilà l’inflation d’autres objectifs comme le mentionnait d’autant que ses dettes un beau quand on parle d’inflation on parle de pouvoir d’achat et donc on parle de salaire cela fait des mois déjà là aussi ça date d’avant la guerre en ukraine qui lie à des mouvements pour réclamer des hausses de salaires surtout que dans le même temps donc là on parle de la france ya des pénuries de main d’oeuvre dans certains secteurs finalement là et vous disiez rapidement tout à l’heure cette décision de la banque centrale européenne c’est aussi une mesure justement pour éviter ce qu’on appelle la spirale la fameuse spirale inflation prix salaires alors d’abord est-ce que vous pouvez nous expliquer ce qu’est cette spirale et pourquoi il faudrait éviter alors cette spirale on peut là la décrire comme le conflit de répartition qu’évoquait eric monnet donc imaginer l’économie comme une collection d’acteurs qui sont pas a priori coordonnées donc en fait ils se partagent un gâteau un gâteau qui construisent ensemble mais après il se le partagent et ils se partagent le gâteau et ils ont une règle de partage qui est pas toujours totalement explicite et donc qui peut conduire à des situations où certains disent non mais ma part est trop petit je voudrais qu’elle soit plus importante et elle est trop petite parce que je peux pas vivre avec parce que j’avais plus avant parce que le gâteau a augmenté et j’en ai une part d une part de cette augmentation qui est plus petit que la tienne là on est dans un cas et c’est pour ça qu’il faut bien comprendre parce que souvent quand on image quand on me donne cette image de gâteau une réponse est souvent de dire oui mais le gâteau augmenté donc venez pas trompé en fait là on est dans une situation où le gâteau se rétrécit ces salles le la conséquence d’une augmentation des prix de l’énergie est à dire en fait une part du gâteau part dans les pays producteurs donc le gâteau se rétrécit et là chacun dit pourquoi ma part se réduit alors on peut dire basso revenu parce que le gâteau se rétrécit oui mais en fait ça se réduit pas à proportion je prends plus de la réduction que les autres et donc je veux être compensée c’est à dire je veux juste je suis d’accord que le gâteau se rétrécit mais je veux avoir une part proportionnellement égale à celle des autres et donc je vais demander une augmentation de salaire pour conserver mon pouvoir d’achat même s’il va être réduit par d’autres mécanismes comme l’augmentation du chômage ou la réduction de l’activité puis l’autre côté le producteur ou un producteur de la chaîne de production va dire oui non mais ça va pas du tout parce que là mes salaires augmentent mais qui sont mes coups mais prix bas mon client qui est un autre producteur ne veut pas les augmenter et donc je suis pris dans un ciseau et donc moins ma seule solution c’est soit de renoncer de refuser l’augmentation de salaire soit d’arriver à faire passer mes prix est en fait comme j’arrive pas à augmenter les prix bas ma seule solution c’est de refuser l’augmentation de salaire et c’est là que le conflit apparaît d’un côté le salarié s’estime légitime a demandé sa hausse de prix ces hausses de salaires il peut être d’autant plus légitime qui va voir des salariés dans d’autres entreprises qui sont dans d’autres situations obtenir des augmentations de salaires et donc il va dire ça c’est une preuve que je suis moins bien traités que les autres puisque les autres ont mieux réussi à conserver leurs parts dans l’économie et puis l’autre côté ils ont un employeur qui va leur dire mais moi en fait mais circonstances sont particulières je suis une entreprise de nettoyage j’ai signé un contrat pour cinq ans avec un prix qui est fixée le l’entreprise avec laquelle j’ai si le contrat ne veut rien entendre je ne peux pas augmenté mais prix voilà et le conflit va se faire parce qu’à ce moment là le salarié va dire oui mais regardez les et des bénéfices ont été levés mais actionnaires oui mais les bénéfices ils sont pas plus élevés et enfin bon et vous rentrez dans une situation alors comment comment on sort de ce jeu mais en fait on peut pas en sortir c’est à dire que c’est là tout le drame de la situation c c’est ça le c’est là où l’imbrication ce fait et c’est celle qu’on avait constaté en 73 et c’est la ccca la chose qui m’est vraiment les banques centrales en difficulté c’est le point de départ c’est le choc énergétique et chacun ne veut pas prendre sa part de la réduction de l’activité qui induit toile choc énergétique ensuite il sans planche cette boucle prix salaires qui le conflit répartition et ce conflit de répartition il peut conduire à une fuite en avant six à cette spirale prix-salaires fuite en avant je compte les salaires les prix augmentent les prix augmentent et donc du coup de vent des augmentations de salaire et ainsi de suite là la banque centrale elle peut agir sur cette fuite en avant en disant je mette tout le monde d’accord je vais laisser le chômage augmenter et ça va résoudre le conflit répartition une façon très brutale et déséquilibrée c’est à dire ça va se faire au détriment des salariés donc ça c’est l’instrument quelques elle dont elle dispose et le problème c’est que voilà ça va pas enfin ça l’imbrication mais la banque centrale dans une situation très compliquée parce qu’elle peut pas agir cela cause mais elle peut agir sur les conséquences mais la banque centrale dans une situation compliquée et mais un certain nombre de personnes dans une situation compliquée aussi eric monnet parce que là du coup on peut se dire là on a alors il faut pas il faudrait pas augmenter les salaires pour ne pas alimenter l’inflation mais en attendant on a quand même l’inflation et on n’a pas l’augmentation des salaires mais tout avait l’augmentation des salaires sera absolument nécessaire parce que là on peut faire des mesures d’amortissement à très court terme comme des mesures budgétaires des transferts budgétaires d’échec voire un peu de contrôle des prix ça a amorti le choc à court terme mais au final l’inflation va le niveau des prix va pas redescendre cirque on espère amant la flamme les prix vont arrêter d’augmenter d’augmenter mais non pas redescendre classy les salaires n’augmentent pas la perte de pouvoir d’achat sera énorme pour les gens là c’est encore des choses qu’on a du mal à mesurer pour l’instant que tout ça va très vite mais on commence à avoir avec quelques données que pour une partie de la population s’est déjà 30% des dépenses 30% du salaire du budget qui est consacrée entièrement au but aux dépenses énergétiques aux dépenses de carburants aujourd’hui si on rajoute les 30% pour le logement vous voyez ce qui reste pour des petits salaires donc on additionne des situations qui sont vraiment dramatique pour pour une partie de la population et encore et encore c’est ce que vous nous disiez aussi en première partie finalement on est on est en france à 5,2 pour cent d’inflation sur un an au mois de mai ce qui est plutôt ce qui est plutôt moins que pas mal de nos voisins mamie compris en zone euro xavier timbeau donc là ça aussi la question se pose de ces mesures ces mesures qui ont été prises le bouclier tarifaire à commencer par ça donc qui va être prolongée quand bien même déjà on peut se dire que ça ne suffit peut-être pas parce que ça n’empêche pas quand même à chacun de voir cette inflation et ses conséquences quand bien même on pourrait dire ça suffit pas c’est déjà une grosse prise en charge pour l’état qui en fait tu paye une partie de l’inflation on peut dire ça la la la question c’est combien de temps c’est possible en fait c’est fasse exactement ça c’est vous avez résumé le dilemme c’est à dire l’état paye la hausse des prix en l’éteignant en tout cas partiellement donc on voit effectivement si on compare si vous les comparez de pays assez extrêmes d’un côté la france où l’inflation est inférieure à un an serait inférieure à 5% en moyenne sur l’année et puis l’autre côté les pays bas ont utilisé énormément de gaz et où l’inflation va être de 20 % parce qu’il n’ya aucune mesure gouvernementale pour limiter cette fois c’est donc la différence est considérable et quand vous regardez le premier quintile de la distribution des revenus donc les 20% les plus pauvres aux pays-bas pour lesquels la dépense énergétique sait pas qu’elle est plus importante que pour les plus riches mais elle est beaucoup plus importante en proportion de leurs revenus pour les plus pauvres cette hausse de 20% de l’inflation c’est quelque chose qui est dramatique c’est à dire ça les salles et projette dans la pauvreté ont fêté dans la privation donc c’est une question sociale qui n’est pas du tout anodine c’est à dire il faut pas les pieds en france où on a mis beaucoup d’argent alors ouvrir le bouclier énergétique les différentes mesures qui ont été prises ça représente entre 25 et 30 milliards d’euros depuis septembre s’est énormément d’argent c’est plus d’un point de pipe c’est un point et demi depuis pratiquement donc on est énormément d’argent de ce côté là et pourquoi on met énormément d’argent parce que on s’est dit au début bon tout ça est liée à des phénomènes de désorganisation même de conflits géopolitiques mais ça va se résoudre assez vite et donc du coup les prix vont retomber et donc du coup on pourra même peut-être regagner un petit peu parce qu on redescendra les prix des consommateurs un peu moins vite que les prix sur les prix des matières premières et des prix des matières premières énergétiques et puis on s’en sortira comme ça mais malheureusement ça dure et comme ça dure vingt l’addition s’accumulent jusqu’au point où on commence à se dire mais en fait on peut pas continuer comme ça parce que c’est c’est c’est dommage de mettre autant d’argent dans quelque chose qui finalement n’est vraiment qu’un pansement à court terme et oui c’est 25 ou 30 milliards on aurait peut-être pu les mettre dans la transition environnementale par exemple et on va reparler mais alors justement et c’est là aussi on revient à la à la banque centrale et au changement donc qui devrait s’opérer la prochainement avec une hausse des taux eric monnet parce qu en fait quand on repense à la crise sanitaire on se dit à l’époque justement le quoi qu’il en coûte on nous a expliqué que c’était que c’était possible en fait qu’il fallait pas hésiter parce qu’on pouvait emprunter beaucoup parce que les taux étaient très bas la syrie remonte justement ça veut dire que qu’est ce qui se passe en fait ça veut dire qu’on peut plus augmenter beaucoup et dépenser beaucoup pour justement amoindrir les files et de contenir les était d’aider chaque alors là il faut distinguer une remontée ce qu’on appelle les taux nominaux des repas juste et pour l’inflation et les taux qui sont ajustés pour l’inflation de ce qu’on dit le taux réel c’est qu’aujourd’hui la le taux réel est extrêmement basse clermont a parlé d’une sous la banque centrale européenne qui pour l’instant à 0 banque centrale européenne très à 0 il ya 5 % d’inflation 8% dans la zone émergents gratuit donc là le taux réel il est à -8 donc croyez que c’est facile 30 ans prêté dans ces cas là donc là il ya des marges de manoeuvre pour la banque centrale européenne pour remontée des taux mais effectivement elle est obligée de le faire graduellement parce que sinon là le choc peut être trop fort justement pour ces empreintes de la république après je pense qu’il faut toujours rappeler sur cette question pourquoi les taux était si bas c’est pas seulement parce que la banque centrale européenne mais tel été aussi bas cirque on est dans une société extrêmement riche dans lequel il faut quand même le redire la richesse est très mal répartie mais il ya énormément de richesse vers beaucoup de capital qui s’investit donc la raison pour lesquelles les taux sur les dettes publiques notamment été bas ce qui est énormément de capital qui cherchent à s’investir et qui valorise des actifs très sûr que nous serons des actifs d’état ces situations elle n’a pas changé pour l’instant par si on a une crise absolument majeur elle ne change pas donc cet argument qui dit on peut quand même profiter du fait de ses taux bas mais c’est tout bas venez signifie qu’il ya beaucoup d’ épargne disponible et c’était pareil l’argument les horaires restent valides il faut qu’elle soit investie pour organiser la manière dont elle peut être investis dans les investissements pour la transition écologique mais ça c’est ce qui était beaucoup dit pendant pendant la pandémie quelle épargne s’est accumulée accumulé donc c’est toujours le cas il reste de l’investissement possible en gisements en tout cas dans l’épargné xavier timbeau vouliez ajouter quelque chose oui je voudrais revenir sur ça parce que je pense que c’est extrêmement important et puis on a beaucoup parlé des taux de la banque centrale mais il n’ya pas que les taux comme instrument de la banque centrale européenne en particulier alors d’abord il ya effectivement le fait qu’il ya beaucoup d’ épargne disponible et il ya très peu d’actifs sûrs or la dette publique c’est un actif sûr ça c’est indépendant de l’inflation donc justement la variable importante c’est le taux réel compagnie sur l’inflation qui va être le prix qu’on donne le prix qu’on accepte de payer pour ces actifs sûrs et le quoi qu’il en coûte c’est ça en fait l’histoire c’est de dire on est dans une situation où tout le monde subit un choc personne n’est un actif sûr sauf contourner collectivement réunis dans la banque dans la dette publique et c’est pour ça que c’est intéressant de faire du quoi qu’il en coûte parce que ça permet de faire bénéficier à tout le monde en quelque sorte de ce statut d’actif sûr qui permet d’emprunter très peu cher c’est pas juste parce que les taux d’intérêt étaient bas c’est parce qu’en fait les taux d’intérêt réels sont bas ou parce que la dette publique est un actif très sûr et c’est là que la banque centrale un autre instrument très important et c’est là que la banque centrale à des décisions qui sont lors de la géopolitique et qu’il a mais aussi dans une situation délicate dans la hausse des taux c’est que ce que doit faire la banque centrale c’est qu’elle doit préserver ce statut d’actif sur pour la dette publique de chacun des états membres de la zone euro parce que ça c’est la condition de la cohésion de la zone euro est la condition de la cohésion de la zone c’est la condition de l’apposition de la zone euro sur la scène politique si la zone euro commencent à être perdre sa cohésion la géopolitique va achever cette décomposition et donc elle a un rôle éminemment politique et géopolitique la banque centrale c’est-à-dire cette décision monétaire n’est pas simplement technique ou économique elle est aussi géopolitique et là la montée des taux d’intérêt mais la banque centrale dans une situation difficile qui serait de dire bon je dois monter les taux d’intérêt les taux directeur la banque des banques qui prêtent aux banques et ça va avoir des conséquences sur la les taux d’intérêts payés sur les dettes publiques de chacun des états membres et en fait ce que ça risque de provoquer c’est que ça risque de provoquer une divergence des taux payés par chacun des états membres que l’italie paye à nouveau beaucoup plus cher que l’allemagne dont un des messages que christine lagarde va passer aujourd’hui qu’elle a déjà passés mais dans ses précédentes interventions mais qui est absolument cruciale c’est le message qu’elle va passer sur les écarts de taux entre les dettes publiques dans la zone euro la banque centrale ne détermine pas le taux de la dette publique mais par contre elle peut dire je vais continuer à acheter de la dette publique en particulier si la dette italienne devient un taux plus élevé que la dette allemande je continuerai d’acheter de la dette italienne même si je suis en train de revenir à une politique monétaire conventionnelle et des taux d’interaction plus élevé parce que parent je dois préserver la stabilité des prix mais je dois aussi préserver la cohérence et la stabilité de l’europe face à cette crise géopolitique et j’avais surtout pas introduire de dissensions à l’intérieur de l’europe avec des situations qui sont déjà très diverses au sein de la zone euro on disait tout à l’heure eric monnet alors on l’a on parle de l’inflation tout début on a aussi parlé donc de ses prévisions de croissance qui sont revus à la baisse par l’os et des oeufs par la banque mondiale vous l’avez fait aussi pour ce qui concerne la france a le fc e xavier timbeau une croissance qui freinent une inflation qui dure ça peut s’appeler la stagflation la banque mondiale dit qu’il ya un risque de stagflation le c2 pense plutôt que non est ce que c’était effectivement vers cela qu’on se dirige eric monnet est ce que c’est trop tôt pour le dire en face pour répondre à cette question je reviens à disons que vous allez le faisait précédemment sur les précédents historiques c’est vrai que vous avez bien maintenant ce qu’est ce qui est très juste pour l’instant on n’est pas encore au 15 % d’inflation des années soixante dix on est plutôt épisode alors ça dépend des pays on l’a dit mais entre 5 et 10% c’est juste qu’on a connu dans les années 50-60 pas faire d’histoire ici emea mais en 51 ans 58 ans 63 68 on arrive à ces moments à voile à 8 % d’inflation en aimant en france et en un an deux ans on arrive à calmer l’inflation dans les indices on n’y arrive pas donc pourquoi et quelle est cette différence de la différence tient à trois facteurs le premier c’est le facteur géopolitique il ya une crise géopolitique qui est qu’ils arrivent dans les années 70 ce qui est le cas aujourd’hui qui fait qu’on maîtrise quand même beaucoup moins du choc de choses cette maîtrise cette absence de maîtrise on va dire est renforcé par le fait que la politique monétaire est devenu beaucoup plus complexe dont ans 58 ont fait une grande restriction de crédit mais la croissance repart de ce sont des obsédés par la croissance n’y a pas d’autres disent mon objectif à l’époque donc c’est beaucoup plus facile les banques centrales eu beaucoup plus de manoeuvre aujourd’hui comme dans les années 70 c’est son nom – pour toutes les raisons qu’on a expliqué la troisième raison c’est qu’on est dans une période de transition comme dans les années 70 c’est là qu’on fait on sent bien qu’on change de modèle dans les années 70 c’est la fin des trente glorieuses il ya une partie de l’adn free lisation et il faut gérer cette transition et c’est là qu’a été le raté total d assainissement il faut assumer que c’est une période pas seulement sur l’inflation et la stagnation c’est que la transition a été mal mal mal géré et il pense que là le parallèle avec les soixante dix est intéressant aujourd’hui c’est la situation évidemment pas similaire mais aujourd’hui le problème n’est pas seulement une inflation c’est une gestion une transition vers un nouveau modèle économique et c’est là d’où peut venir le risque de stagflation c’est que si cette transition est pas bien mené par l’état que on ne rompt pas les investissements verts vraiment une tradition pour une économie à bas carbone là on peut avoir une vraie stagflation parce que là c’est quand même ça qui est vraiment frappant dans ce qu’on vit en ce moment xavier timbeau c’est que en fait les causes de l’inflation on l’a dit depuis tout à l’heure c’est en grande partie l’énergie et que donc en fait on est en train y compris en essayant justement de presse que de subventionner l’énergie d’une certaine manière en limitant les pour essayer de limiter les conséquences sur le pouvoir d’achat finalement on est en train de payer une inflation qui vient de notre dépendance aux énergies fossiles au moment où justement on se dit qu’on n’a plus le temps et qu’il faut vraiment donc finalement on est vraiment face à une espèce de deux moments où on a tous les enjeux qui sont imbriqués où finalement on se dit ok la situation la seule sortie possible c’est le changement de modèle mais sauf que et ce qu’on sait faire ça dans l’urgence est ce qu’on fait c’est faire ça rapidement quoi bah oui si ça alors effectivement il vous avez raison de le poser parce que c’est c’est on pourrait dire finalement ce choc sur l’énergie c’est presque une espèce d’avertissement qui nous rappelle notre dépendance le problème que ça pose qui a un problème sur le changement climatique sur le mode de fonctionnement nos économies et puis qui pose aussi des tas de problèmes géopolitiques en fait je viens on découvre pas aujourd’hui que les derrières les fossiles il ya des problèmes géopolitiques infinie même si on regarde la plupart des conflits qui ont eu lieu ces dernières décennies il a beaucoup qui sont liées à la question des fossiles d’une façon ou d’une autre donc on pourrait se dire voilà c’est un avertissement on est un peu plus les yeux un peu plus ouvert sur la question du changement climatique et sur la non soutenabilité de ce modèle thermique et donc il faut en profiter pour passer à autre chose et effectivement les mesures vers lesquels on se tourne c’est des mesures qui disent non mais on va mettre ça dans la dette publique qui on veut surtout pas que les gens payent et on sait bien que si les gens payent pas ben en fait on leur passe le message que ok il n’est peut-être pas soutenable ce modèle mais on va le garder parce que on n’est pas capable on entend des discours qui tu as pourquoi on fait pas d’embargo sur le gaz bas parce qu’on peut pas se passer du gaz on passe pas un message très mais très très positif sur la possibilité de changer de modèle et d’aller vers une économie neutre en carbone qui est un autre objectif de l’europe donc on se dit mais comment on peut d’un côté dire on va passer vers une économie neutre en carbone et expliqué que bah on peut pas se passer du gaz parce que c’est trop compliqué et voilà on le dit parce que parce qu’il ya une dimension sociale très importante en amérique la monnaie oui tout à fait mais là aujourd’hui important c’est d’engager dès politiques de substitution parce que la question sociale est là à court terme mais aussi à long terme certes les prix de l’énergie ils vont pas baisser ce que l’on rappelle en fait on sert tous les le rapport le giec l’objectif politique nous sait qu on veut que les prix de l’énergie carbonées au prix du carbone augmente parce que sinon ce sera un désastre pour la planète donc il faut gérer aussi à court terme ces substitutions et là je pense que d’un point de vue politique on est encore très en dessous de ce qui pourrait être fait évidemment on va pas changer le mode de production énergétique en quelques mois mais il ya des modes de substitution notamment sur les transports qui peut être envisagée à court terme de manière beaucoup plus forte pour favoriser threat level des covoiturages tous très pratique le covoiturage des transports publics nous presque bus dans des endroits où les gens ne peuvent utiliser que la voiture donc il ya des choses à faire mais surtout il faut la mort c’est le signal est très important c’est qu’il faut à la fois maintenir le pouvoir d’achat sur certaines parties notamment pour les plus pauvres à la fois amorcée ces substitutions vous disiez tout à l’heure eric monnet en regardant en arrière dans l’est dans les années soixante dix où nous disait à l’époque on était complètement obsédé par la croissance est-ce que ça ça a vraiment changé il ya quand même une prise de conscience très différente par rapport aux 917 à 910 pas qu’ils avaient déjà les avertissements le club de rome etc mais on voyait pas des discours comme on a aujourd’hui avec avec les coop avec les rapports il ya une prise de conscience qui clame ensuite insuffisante qui est troublante on ne sait aussi c’est insuffisant mais il ya une prise de conscience qui est plus fort dans ce sens ce qui est important là encore on parlait de substitution ce qui est important aussi pour quel type de relance enfin aujourd’hui on peut penser c’est que l’état a plusieurs moyens à sa disposition pour faire la politique économique soit là gît sur la sur la consommation sur les investissements une consommation des ménages l’investissement des entreprises ou soit aussi sur ses propres dépenses publiques on voit que sur la consommation par exemple à la fois il faut maintenir le pouvoir d’achat plus pauvres mais à la fin on ne peut pas faire une relance par la consommation aujourd’hui d’une tour relance la consommation serait en contradiction avec les objectifs climatiques et puis et puis de toute façon encore faudrait-il qu’il y ait de la consommation et quand il avec justement le l’inflation et donc le pouvoir d’achat qui diminue de toute façon c’est difficile de peut-être de mise énormément sur la consommation exactement là on a une conjoncture c’est que par ailleurs on sait que c’est par exemple dans les services publics dans les investissements à long terme l’aïe a besoin d’argent donc là là l’orientation la dépense publique la réaction à la crise inflationniste doit venir de là d’autant plus que ça peut faire baisser les prix par exemple dans les services publics on sait que l’hôpital si on met de l’argent dans l’hôpital c’est aussi une manière d’éviter que les gens aillent vers des services de santé qui serait plus cher on voyait il ya quand même des des conjonctions quelquefois des objectifs on peut résoudre mais c’est des questions uniquement complexe extrêmement fine il faut descendre à un niveau très fin de quels secteurs qui l activité on ne favorise je vous parlais de ce que vous aviez dit sur la croissance et donc serait ce qu on est encore obsédé par la croissance est ce que finalement là aussi les les trois dernières années pour s’en tenir qu’à ça avec donc des choc très violent avec un pib qui chute très fortement au moment de la crise sanitaire puis qui repart très vite très fort avec la reprise qui suit et qui la tombe de nouveau est ce que ça ça mériterait de faire de remettre sur la table 1 un débat qui est ancien pour le coup sur la pertinence ou pas d’avoir le pib comme seul indicateur de ce qui se passe et de comment on va tout à fait effectivement la sai on voit bien aussi la limite d’utiliser cet indicateur 7 seul indicateur pour penser la question sociale aujourd’hui on voit bien que ça fonctionne pas à faire la question sociale que ça gomme complètement les enjeux de répartition de conflits sociaux dont on a parlé qui sont vraiment au coeur de la delà des conséquences de l’inflation aujourd’hui et puis surtout les conséquences environnementales il faut aujourd’hui hélas il ya beaucoup de réflexion là dessus mais on le sait mais c’est vrai que dans le débat public on est encore trop focalisé sur le pib il faut réfléchir en termes de niveau de vie de bain de bien-être social d’emploi aussi de qualité des emplois beaucoup plus parlé que par la croissance du pib il ya il ya un parmi tout ce qui a été publié hier il ya aussi le rapport cyclope sur les matières premières qu dirigée par philippe chalmin alors depuis quelques années ils donnent des noms de livres pour les rapports celui d’hier c’est le monde d’hier donc en écho roman de stefan zweig est ce que dit philippe chalmin ce que dit ce rapport c’est que justement au delà de la succession des crises là on est vraiment dans la fin à la fin de quelque chose et c’est aussi pour ça que c’était intéressant de vous avoir avec nous ce matin 2 en tant que historiens de l’économie justement pour éviter de peut-être de se faire piéger par ce sentiment qu’on peut avoir de toujours vivre de l’inédit des fois on se trompe en est ce que là pour le coup on est quand même en train de effectivement oui sans doute de vivre la fin de quelque chose je pense c’est sûr qu’on est dans un moment de basculement enfin un basculement de modèle à la fois sur sur la mondialisation par exemple on en a parlé c’est qu’on vit une période de mondialisation qui va être différente on n’a pas un arrêt total on brutale que le commerce les champs internationale ne s’arrête pas complètement mais les enjeux politiques liées à la mondialisation ont complètement changé depuis dix ans ça avec l’émergence de la chine notamment on est dans un monde qui complètement différent et on le voit la guerre en ukraine a aussi révélé ça à la guerre ans en ukraine et pas seulement pas seulement d’un pacs ou les prix de l’énergie et un changement de rapports géopolitiques qui est absolument fondamentale ce basculement on a parlé effectivement se voit dans le mot dans le modèle économique sur une conception différente de ce que c’est la croissance une conception différente de la production d’énergie merci merci beaucoup eric monnet directeur d’études à le hss professeur à l’école d’économie de paris lauréat du prix du meilleur jeune économiste 2022 je rappelle aussi votre essai publié au seuil la banque providence démocratiser les banques centrales et la monnaie c’est aussi de cela mine de rien qu’on a qu’on en a parlé ce matin et merci à xavier timbeau économiste et directeur principal de l’observatoire français des conjonctures économiques

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